En vie…

C’est parce que je cherche,
Inlassablement,
Ce besoin de régner,
Sur d’autres espaces,
D’être un surhomme,
Au-dessus de la mêlée,
D’apercevoir de nouveaux paysages,
D’obtenir les plus grandes distinctions,
C’est parce que je veux à tout prix,
Ce que je n’ai pas,
Que rien ne me satisfait,
Que la convoitise est mienne,
C’est parce que je tends vers un ailleurs,
Que ma vie ne me satisfait pas,
Que je cherche ce bonheur,
Que mon impression,
Est que lui de veut pas de moi.
C’est pour toutes ces raisons,
Qui me font perdre la raison,
Que je ne peux me satisfaire,
D’être simplement sur cette Terre,
Sortir enfin de l’avoir,
Ne plus vouloir obtenir,
N’avoir plus rien à saisir,
Etre là sans attente.
Là où est le désir,
Là où est l’envie,
M’éloigne de la vie.
Là où se situe un ailleurs,
Là où réside mon coeur,
N’est point dans le présent,
M’en éloigne irrémédiablement.
Cesse donc de rêver,
Toi le chercheur sur le chemin,
Apprécie les moindre de tes pas,
Effectue les dans la joie,
Car tu n’as rien à atteindre,
Car tu n’as rien à obtenir,
La vie est déjà en toi,
Accueille la au plus profond de toi.

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Suis-je au bon endroit ?

Tu cherches à savoir si ta place est bien ici. Penses-tu que la fleur se demande si elle est à sa juste place. Sache que la vie fait bien les choses. Si tu vis actuellement des tourments qui te font te poser ce genre de question, c’est qu’ils ont leur raison d’être. Tout est utile ici bas et rien ne peut être laissé comme des mots sans profondeur. Accepte que ce que tu vis actuellement n’est que le fruit d’un dur labeur que tu t’es imposé il y a peu. Qu’aujourd’hui la fleur que tu voudrais voir pousser plus vite que le vent n’en retire les pétales, n’est pas encore arrivée à maturation. Arrose ton jardin chaque jour de tes plus belles pensées et va là où ton coeur te dit de te rendre. Il n’y a pas de mauvais chemin pour toi, il y a juste le chemin que tu décides d’emprunter. Et si ce dernier te laisse sans voix, te déçoit même, sache que c’est celui-là que tu as décidé de prendre. Regarde autour de toi et cesse de juste regarder devant toi. Le but n’est pas à atteindre. Ce sont les pas que tu fais qui sont les seuls qui doivent t’importer à ce jour. Et si la peur de ne pas être à ta place fait jour en toi, sache que chaque homme est à sa juste place. Il ne tient qu’à lui d’en changer car ce n’est que lui qui en a le pouvoir. Tu veux aider: et bien aide ! Tu veux donner: et bien donne ! Tu veux aimer: et bien aime ! Ne regrette rien. Les regrets sont fait pour ceux qui n’ont jamais rien essayé mais qui estiment avoir tout fait pour arriver à leurs fins. Prend ta vie comme elle vient et élève toi au-dessus d’elle. Ton labeur finira par porter ses fruits et tu te verras récompensé de tout ce que tu as fait pour t’élever au-dessus des affres de ton mental. Il n’est pas ton ennemi. Il est juste celui qui a peur d’être celui qu’il devrait être.

Voyage

Voyage dans l’absolu,
Dans le terrier du lapin,
A s’en écorcher les mains,
A en retourner vers la surface.

Creuser,
Par delà les profondeurs,
Au travers de toutes ces peurs,
A rejoindre ce monde de malheur.

Mais regarder,
Par-delà ton épaule,
Et sortir de sa geôle,
Etre une étoile pour le ciel,

Apprécier,
Tous ces moments imaginés,
D’une grande et extrême simplicité,
La vie dans son entièreté.

Etre,
Et s’extraire du paraître,
Là où l’espace rejoint la terre,
Là où je ne peux plus avoir pied.

Voler,
Au-dessus des montagnes,
Traverser les vallées,
Se détacher de toute vérité.

Chercheur d’étoiles

Au milieu d’une nuit noire et obscure, il regarde les étoiles avec le souhait un jour de figurer parmi elles.

Il tente par un mouvement lent d’en saisir une mais comprend qu’une étoile ne s’approprie pas.

 

Elle brille pour tout le monde.

Alors, il redescend sur Terre et face à lui se dresse un ciel lumineux et flamboyant où chaque astre brille pour en donnant ce qu’il a de plus étincelant en son sein.

Il se dit qu’il aurait été bien ingrat de ne pas vouloir partager cette immense espace avec les autres êtres qui peuplent la planète.

Alors, comme si pour lui il s’agissait d’une évidence, il décide de s’offrir lui même en sacrifice à cette humanité.

D’homme il passe à lumière et s’envole au milieu de celles qu’il chérit tant pour offrir enfin à chaque âme ses plus beaux atouts.

Là haut, au firmament de la voute céleste, il siège désormais auprès d’elles et aperçoit chaque parcelle de terre s’illuminer au moindre de ses regards.

A l’origine

Lorsque l’âme d’un être s’en retourne vers ses origines, c’est comme si l’eau d’un glacier une fois fondu s’en retournait à la mer. Il est de ces voyages qui s’accomplissent dans le plus profond des silences. Loin des bruits de la ville, des émotions retentissantes et du brouhaha des coeurs qui s’invitent à la représentation de la vie. Alors celui qui cherche la rédemption retrouve la grandeur de son royaume qu’il pensait enfoui pour toujours au fond d’une vallée que seuls les explorateurs de l’existence visitent de temps en temps. Tels des chasseurs de proies, armés par des lances bien taillées, agiles comme des singes sautillant de branche en branche, ils s’en vont. S’enfonçant plus profondément dans la forêt obscure, ils retrouvent le temps d’une lueur ce qui faisait frémir leur bonheur d’antan. Mais cette lueur ne brille jamais longtemps et c’est déçu qu’ils reprennent leur route ne sachant jamais où leurs chemins vont les mener. Plein d’ardeur ces visiteurs du futurs ont compris que les routes qu’ils empruntent ont une seule et même destination. Celle de leur révéler que le souffle de vie qui coule en eux n’est régit par aucun organe vivant mais qu’une force évanescente brille au fond de leurs ténèbres. Rassurés, ils s’en vont gaiement, le sourire aux lèvres. La vie n’a jamais de fin pour eux.

En vie

Aujourd’hui plus que l’envie,

J’ai ce besoin d’être en vie,

De me reconnecter à ce monde,

Que j’ai fuis comme on fuit un mauvais cauchemard.

J’ai cherché à répondre à l’énigme de la vie,

J’ai cherché à correspondre,

Sans obtenir de réponse.

Je me suis aventuré sur des chemins,

Qui me menaient encore plus loin,

Qui m’invitaient à me perdre,

Mais qui m’ont permi de me retrouver.

Retrouver toute ce naturel,

Dont l’existence se pare,

Retrouver la simple odeur,

Le goût exqui des choses simples.

Quand je pense à toute cette aventure,

J’ai parfois la nostalgie de ce passé,

De tous ces êtres que j’ai rencontrés,

Avec lesquels j’ai pu avancer.

Tout est dans ces moments,

Aussi simple puissent-ils paraître,

Mais finalement n’est-ce pas cette simplicité même,

A laquelle chacun aspire depuis toujours.

Oui aujourd’hui plus que l’envie,

J’ai ce besoin indéfectible d’être,

En vie.

Passé simple… présent plus que parfait… Futur antérieur

Il y a de ces petits instants simples que seul l’enfant peut connaître. Ces petits moments où il est pleinement en connexion avec la vie et où tout ce qui l’entoure n’est pas séparé de son coeur. Il y a ce bonheur à recevoir son goûter après l’école de celle qu’il aime. Il y a cette main tenant la sienne avec laquelle il se sent rassuré et prêt à affronter le monde. Il y a cette vie qui se déroule devant ses yeux. Ses personnes avançant, se bousculant et se parlant. Un spectacle à lui tout seul où lui fait office de spectateur totalement neutre. Il y a ces moments à regarder tomber la neige dans la télévision. a dessiner des formes avec ses yeux; A se laisser bercer par cette météo qui ne lui demande pas à se protéger du froid. Tout cela s’apparente pour lui à vie complète. Une vie dont il perçoit le moindre de ses silences. Et puis vient l’orage. Les premiers grondements se font entendre. Des assiettes volent. Des tasses tombent sur le sol. Des mots s’échappent et se cognent contre les murs. Tous aux abris. Il y a avis de tempête. Fini le soleil, fini les arc-en-ciel. Là il se cache. La réalité ne lui apporte plus qu’une réalité vide de sens. Plus rien ne lui parle si ce n’est le besoin de se protéger. De ne pas se retrouver sous les bombes. De ne pas être touché par une balle perdue. Et parfois, morsqu’il aperçoit le drapeau blanc de la rédemption, il se plait à sortir de sa cachette. Et d’aller voir ce que l’on a laissé sur le champs de bataille de son amertume. Il grandit. Trop vite. Il pleure. Trop longtemps. Il rit. Trop peu. Il n’est déjà plus un enfant. Il fait désormais partie du monde. Mais de ce monde il n’en voulait pas. Pas tout de suite. Pas déjà…