La fleur du terrain vague

Un jour alors qu’elle se promenait non loin d’un terrain vague, Salomé tomba nez à nez avec une joli petite fleur d’une couleur jaune éclatante. Mais, vous allez me dire, qu’y a-t-il de si merveilleux à trouver une fleur à cet endroit là. Et bien justement, la fleur était la seule à avoir fleuri. Elle demeurait là, au milieu du terrain sans aucune plante autour d’elle pour venir la déranger. Pas même une mauvaise herbe n’avait poussé. Stupéfaite, elle était bien décidé à trouver une raison à ce miracle soudain. Elle s’en alla faire le tour du propriétaire et tomba sur une vieille remise où des bruits en sortaient. Timidement, elle s’avança et en vit sortir un vieux monsieur affublé d’une salopette bleue qui avait certainement du connaître plusieurs vies. Salomé ne peut s’empêcher de poser la question qui lui mordait les lèvres depuis sa découverte.

Dite Monsieur, comment cela se fait-il que je n’ai trouvé qu’une seule fleur au milieu de votre terrain. Où sont passées les autres ?

Ah mais ma petite fille, cette fleur là tu vois, elle est spéciale. Elle est différente de toutes les autres car elle connait le secret.

Le secret… oooooooh mais dite moi s’en plus !

Tu vois comme tu as pu le remarquer, cette fleur est la seule à être sortie de terre car elle avait en elle la volonté de se donner la vie. Elle l’a tellement souhaité qu’il ne pu en être autrement.

Mais une fleur, ça ne peut pas penser.

Détrompe toi, une fleur a une âme autant que toi tu en as une. Elle a la faculté de vivre comme elle a aussi celle de mourir. Et ici, elle a décidé de vivre.

Mais pourquoi est-elle seule ?

Parce que toutes les autres graines enfouies dans le sol ne possédaient pas cette volonté. Elles se sont toutes dit que la terre n’était pas propice à leur éclosion et elles ont renoncé préférant rester cacher. Tu vois la vie, c’est accepter de se montrer même si tous les élément semblent contre nous.

Moi, la vie ne me fait pas peur, j’ai plus peur du chien Tobby que de la vie. Mais cette petite fleur, ne va-t-elle pas se sentir seule à la longue ?

Sûrement qu’il y aura des jours avec et des jours sans. Parfois le soleil lui chatouillera les pétales. Parfois la pluie l’embrassera de ses larmes. Mais elle restera toujours elle-même, fière et éclatante de beauté.

Mais un jour, elle mourra. Ma mamy elle est vieille et je sais qu’un jour elle a été jeune.

Elle disparaîtra oui mais seulement pour un temps. Il restera toujours quelque chose d’elle et ce quelque chose ne demandera qu’à revenir quand une nouvelle occasion se présentera. La fleur ne meurt pas, elle disparait juste de notre regard momentanément.

Je voudrais bien lui parler à cette fleur, pensez vous que cela est possible ?

Pourquoi cela ne le serait pas. Si tu en as le désir, tout peut s’accomplir. Va lui parler, je suis certain qu’elle te répondra.

Salomé s’approcha alors de la petite fleur et lui sussura quelques mots au creux de ses pétales. Lesquels ? personne ne le sait. C’est encore aujourd’hui un secret que partage la fleur et la petite fille.

La petite magicienne

Dis Papa, pourquoi est ce que je ne vois jamais Dieu ?

Parce que Dieu est sans visage, sans corps, il est présent sans être présent.

Oui mais toi Papa, tu as un visage, un corps, des vêtements et tu es là devant moi.

D’accord, mais je ne suis pas dieu ma chérie.

Mais comment sais-tu que tu ne l’es pas ? A l’école la maîtresse m’a dit qu’il avait envoyé son fils sur terre. Peut-être que dieu a d’autres enfants.

Ah c’est bien possible ma fille mais on ne les a jamais vu.

Mais pourquoi ne pouvons-nous pas voir ce que nous avons absolument envie de voir ? Moi, je voudrais bien le voir dieu.

Parce que dieu ne se présente pas comme ça à n’importe qui. Et puis il a beaucoup de travail.

Ah bon, parce que dieu travaille. Et qui lui paye son salaire ?

Ce sont les hommes par leurs bonnes et leurs mauvaises actions. Quand ils en commettent des bonnes, dieu est content et reçoit beaucoup d’amour et quand ils en commettent de mauvaises, dieu est triste.

Il est triste comme nous, il pleure ?

Oui. tu vois quand il y a une grosse pluie, c’est dieu qui pleure et quand il y a une grosse tempête, c’est dieu qui est en colère.

Comme toi quand tu me grondes, tu es tellement fâché que j’ai l’impression qu’une tornade est en train de passer dans la pièce.

Oui, si tu veux…

Mais dieu quand il se fâche, il ne nous aime plus alors ?

Si, si, c’est là toute la grandeur de dieu, c’est qu’il nous aime même quand on fait des bêtises. Il nous gronde un bon coup et ensuite il nous pardonne.

Dieu n’est pas rancunier alors, c’est pas comme maman qui te dit quelques mois plus tard que tu n’as pas été sage avec elle.

Non il ne l’est pas sinon il ne serait pas dieu.

Mais pourquoi maman elle, est-elle rancunière alors ?

Parce que maman est un être humain et qu’elle n’a pas les pouvoirs magiques de dieu.

Ah, parce que dieu a des pouvoirs magiques !

Bien entendu, regarde tout ce qu’il a pu créer et crée encore tous les jours sur notre planète. Tous les animaux et les plantes qui naissent. Le soleil qui se lève tous les matins et encore plein de choses. il faut être magicien pour faire ça, non ?

Alors moi quand je serai grande, je voudrais être magicienne comme dieu.

Mais tu sais, nous sommes tous des magiciens mais parfois certains ne veulent pas utiliser leur baguette magique.

Ils ont peur qu’elle ne marche pas ?

Oui, c’est un peu cela. Ou peut-être ont-il peur qu’elle marche trop bien.

Oula, je ne comprends pas là.

Tu vois, on a tous une baguette magique au fond de notre poche mais les gens se disent que s’ils l’utilisent, elle finira par s’user alors ils préfèrent ne pas l’employer.

Mais moi, avec ma baguette magique, je ferais plein de choses. Je transformerais les arbres en sucettes. Je donnerais à manger à tous les enfants du monde. J’ouvrirais toutes les cages des zoo et je laisserais les animaux reprendre leur liberté. Et plein d’autres choses encore.

Donc, tu vois, en quelque sorte tu fais comme dieu. tu es une magicienne.

Oui mais (cherchant dans la poche de son pantalon), je ne la trouve pas la baguette magique.

Ah mais elle aussi est invisible. Elle est cachée quelque part en toi mais tu peux l’utiliser à n’importe quel moment.

Merci papa. Je ne suis pas fâchée finalement de ne pas voir dieu sachant maintenant que je suis une vraie magicienne.

Ayez le courage !

N’ayez pas peur du regard des autres mais ayez peur de vous même. Ayez peur de cette partie de vous qui refuse de s’éveiller à la réalité. Regardez en vous même et demandez vous pourquoi vous ne parvenez pas à accepter cette partie de vous. Ne craignez que cet ombre mais voyez plus loin que ce qu’elle veut bien vous montrer le soleil pointer à l’horizon. Parlez vous vous, entendez vous, vous êtes votre meilleur maître. Vous êtes l’ange gardien de votre vie mais vous refusez de l’entendre. Vous refusez de vous entendre. Les autres ne sont que des reflets, vous vive dans un monde de reflet et dans chacun d’eux vous vous voyez et vous n’aimez pas ce que vous voyez. Alors vous les fuyez ou vous les attaquez comme s’ils étaient vos pires ennemis. Mais il ne le sont pas. Ils sont simplement des hommes et des femmes qui révèlent en vous vos plus grandes souffrances. Ils sont aussi ce que vous êtes. Ils vivent aussi ce que vous vivez. Ils sont tous issus de la même énergie et disposent du même potentiel. eux aussi ont du mal. Eux aussi essayent de se libérer. Eux aussi sont dans l’obscurité et cherchent la lumière. Regardez les. Observez les. Nulle besoin de chercher un maître, il y en a des milliers autour de vous. Voyez leurs regards. Voyez leurs peurs. Ce sont votre regard, vos peurs. De toute manière, vous n’y échapperez pas. Et même si vous tentez de quitter ce monde, de partir loin à l’abris de tous ces regards, vous vous retrouverez avec vous même. Car jamais vous ne parviendrez à vous fuir. Votre âme vous suivra là où vous irez. Elle ne vous lâchera pas. Alors, ayez ce courage que d’autres ne parviennent pas encore à avoir. Ayez le courage de regarder en vous sincèrement, honnêtement, débarrassés de tous ces masques dont vous vous êtes affublés et qui ne présentent que de la fausseté, de l’inauthenticité. Regardez en profondeur. Ce que vous verrez ne vous plaira certainement pas mais qu’importe, il faut voit creuser encore et encore. Rentrez au plus profond de vous et découvrir au-delà de toutes ces couches de fausseté ce que vous êtes réellement. Soyez vous même, cessez de vouloir ressembler, cela ne fait qu’éclipser votre véritable reflet. Osez vous regarder mais pas dans le miroir des autres. Dans le vôtre. Ayez ce courage.

Pour tous les enfants

Pour tous les enfants,
Qui malgré eux sont tombés,
Sous les balles de chiens endiablés,
Dont le coeur a été emprisonné,
Derrières les barreaux de prisons de verre,
Pour tout ceux qui ont perdue la vie,
Cette petite flamme qui leur a ôté toute envie.

Pour tous les enfants,
Qui ne demandaient qu’à vivre,
Pour qui mourir ne voulait rien dire,
Pour qui la vie s’est arrêtée,
Qui en un instant ont sombré,
Dans les méandres de l’obscurité.

Pour tous ces enfants qui ne demandaient rien,
Juste rire, jouer, se comporter en gamins.

Pour tous ces enfants qui se sentaient poussés des ailes,
Qui voulaient atteindre le pays des merveilles,
Volés aux côtés de Perter Pan,
Se laisser porter par le vent.

Pour tous ces enfants,
Qui ont tant besoin d’amour,
Je nous exhorte,
Nous les parents,
A retrouver notre âme,
A ressusciter toutes ces roses qui se fânent,
Et arroser de nos sourire,
Ceux qui nombreux s’attendent au pire,

Etre pour eux une lueur d’espoir,
Pour les sortir du désespoir,
Afin qu’à nouveau le soleil brille sur eux,
Et que leur rires se mélangent à leurs jeux,

Pour tous ces enfants,
Montrons nous intelligent,
Ne leurs gâchons pas tous ces instants,
Mais transformons leur envies,
en magnifiques moments,

Tels sont les devoirs,
D’un papa et d’une maman.

Ensemble

Quand on dit « Il est »,
On pense « je suis »,
Quand on dit « il devrait »,
Cela signifie que l’on ne sait pas,
Ou que l’on ne veut pas,
Ou même que l’on ne peut pas,
Et puis qu’importe,
Où se situe le problème,
Si ce n’est là où vous lui donnez de l’importance,
S’il n’est pas,
Ce n’est pas qu’il ne veut pas,
C’est juste qu’il est là,
Où il doit être,
Un peu devant,
Ou juste derrière,
Mais il est là,
Et c’est ça le plus important,
Ce qui l’est encore plus,
C’est de vous posez la question,
Si lui est là,
Moi le suis-je aussi,
Assurément oui,
En tout cas physiquement,
Mais l’êtes-vous vraiment,
Avec votre esprit,
Avec votre coeur,
Car c’est seulement dans cette présence,
Qu’un jour vous percevrez,
Que vous n’êtes pas seul,
Dans cette quête de liberté.

Ne perdez pas espoir

Faites ce que vous avez à faire,
Mais faite le,
Sans remord,
Sans regret,
Sans culpabilité,
C’est vous qui prenez les décisions,
C’est vous qui géré votre vie,
Rien de ce que vous faites est inutile,
Tout a sa raison d’être,
Rien n’est perdu,
Vous êtes le héros de votre vie,
Vous gagnez à chaque instant,
Chaque moment est une leçon,
Chaque leçon un pas de plus de franchi,
Et si vous devez en reculer de trois,
N’en soyez pas désolé,
C’est qu’il existe une raison,
La vôtre,
Puisque tel est votre choix,
C’est que ce moment il vous faut le vivre,
Ne vivez pas en pensant que vous vous êtes trompés,
On ne se trompe jamais,
Parfois juste on prend son temps,
Parce que le temps on l’a,
Il n’appartient à personne,
Le temps est au temps,
Ce que la vie est à la vie,
Fuyez si vous le souhaitez,
Ce ne sera que pour mieux revenir,
Et s’il vous faut vous enfoncer encore plus,
N’en ayez pas honte,
Chaque expérience est utile,
Chaque sujet a son verbe,
Soyez en le complément,
Votre vie c’est vous qui l’écrivez,
Vous êtes le héros de votre propre histoire,
Et comme tout chevalier qui un jour triomphera,
Vous tomberez aussi dans les pièges,
Vous errerez aussi dans les déserts,
La vie est merveilleuse,
Si on peut l’accueillir,
Comme elle est,
Et pas toujours comme on voudrait qu’elle soit,
Soyez en certain,
Vous ne faites pas les choses pour rien,
Tout est a sa place,
Vous êtes à votre place.
Vivez consciemment de tout cela,
Vivez dans l’acceptation de ce que vous êtes aujourd’hui,
Et de ce que vous vivez maintenant.

La peur

Tu es là,
Tu m’as toujours accompagné,
Présente au milieu de mes tourment,
Plus discrète lorsque je suis en joie,
Tu es là mais je ne te vois pas,
Je te ressens,
Comme une présence familière,
Qui dans tout mon corps m’enserre,
Je m’empêche de respirer,
Je m’empêche d’aimer,
Je m’empêche de t’aimer,
Je voudrais que de mon corps tu sois vidée,
Tu couves mes ennuis,
Tu me survoles à travers les saisons,
Je te vois comme un poison,
Coulant dans mes veines,
Vivant dans le tourbillons de mes peines,
Mais voilà cela fait maintenant trop longtemps,
Et je pense que désormais c’est le moment,
Non pas de nous dire adieu,
Mais d’ensemble apprendre à vivre mieux,
Il me faut accepter ta présence,
Sans pour autant suivre ce que tu penses,
Ne plus être ton fidèle allié,
Mais juste peut-être une valeur ajoutée,
Car tu m’indiques le chemin,
Tu me désigne de la main,
Là où il me faut travailler,
Là où je ne dois plus m’enliser,
Depuis toujours nous sommes en cohabitation,
depuis toujours j’ai l’impression que tu veux me faire perdre la raison,
Parce que je te donne trop t’importance,
Alors que je devrais juste te regarder comme faisant partie de mon essence,
Je ne dois plus te craindre,
Tu n’es pas mon ennemi,
Je ne dois plus vouloir te rejeter,
Car à moi tu es à jamais lié,
Tu es un membre de mon corps,
Tu as ta raison,
Et moi j’ai mon être,
Tous les deux nous pouvons nous aimer,
Et c’est tout ce que je peux nous souhaiter.