Fermeture

Cet espace est fermé pour une durée indéterminée.

 

Tous mes écrits me conduisent à aujourd’hui devoir prendre du recul et me soigner psychologiquement. 

En espérant que tout cela m’amène vers plus de sérénité et que je puisse enfin sortir de ce questionnement intempestif et inutile…

A bientôt peut être…

 

Nicolas

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Libérons-nous !

Quand est-ce que l’homme comprendra que c’est dans ses croyances et ses considérations incertaines, dans ses questions intempestives demeurant sans réponses que résident sa vraie souffrance. Bien sûr, il faut passer par là pour s’en rendre compte, être à l’affut de ces pensées qui sans cesse viennent nous encombrer de leur nuisance. Mais imaginez-vous, juste une seconde, être débarrassé de tout ce questionnement, de toutes ces suppositions sur le pourquoi et le comment qui font de notre vie un « enfer », une grande roue qui ne cesse de tourner. Une nouvelle existence s’offrirait à nous, vierge de tout conditionnement extérieurs et intérieurs. Et cette vie là, cette vie que nous désirons tous ardemment, nous pourrions tous la vivre là tout de suite si nous décidons enfin d’emprunter le chemin du démantèlement de toutes cette masse de conditionnements.

Ce qu’il y a derrière, il y a dedans…

La vie est comme une masse marécageuse dans laquelle il nous faut nous embourber. Pénétrer les profondeurs de notre côté obscure et se retrouver face à une voie sans issu. Alors peut-être seulement prendrons-nous conscience de la valeur de notre existence. Certains pensent qu’il est préférable de fuir les affres de notre quotidien. Se réfugier sous une carapace ne leur permettra pas d’être à l’abri. Ils auront toujours conscience des bruits du dehors et leur incompréhension les leur fera encore plus craindre. Se regarder en profondeur ce n’est pas partir à la recherche d’une quelconque nature divine mais plutôt chercher les causes qui nous empêchent de la rencontrer. C’est en se regardant tel que l’on est que l’on pourra réellement savoir qui nous sommes. Et pour ça, il est nécessaire de prendre des risques et de pénétrer l’antre de nous-mêmes, cet endroit où jamais personne n’ose s’aventurer. Souvent, on n’aime pas ce que l’on voit alors on cherche tous les moyens pour s’en prémunir. On se dit que ce n’est pas nous, que quelque chose d’autre existe, que ça ne peut pas être que ça. Pourtant on est ainsi et tout comme les nuages assombrissent le ciel, il y a aura toujours derrière le soleil prêt à briller une fois que ceux-ci se seront éloignés. Ces nuages sont présent et rien ni personne ne peut les faire disparaître. Alors pourquoi tenter de faire disparaître ce qui fait ce que nous sommes au lieu d’apprendre à vivre à leurs côtés.

Rencontre

Miroir de mon âme,
Reflet du temps qui passe,
Rêves oubliés,
Espérances d’un soir d’été.

Tu es cet autre,
Ce moi qui s’entrechoque,
Ce songe que je ne peux distinguer,
Pourrais-je un jour te rencontrer.

Tant d’années que je te cherche,
Enfin tu te présentes à moi,
Ma vue est encore trouble,
Mais je te distingue dans ce clair obscur.

Tu as fait de moi ta chose,
J’ai fait de toi mon serviteur,
Nous vivons côte à côte,
Comme deux étrangers qui ne demandent qu’à s’aimer.

J’ai tout à apprendre de toi,
Tes secrets et tes lois,
Tes souhaits et tes joies
Ta vie est la mienne.

Deux âmes en peine qui se rejoignent,
Deux esprits inséparables,
Je suis ton jour,
Et tu es ma nuit.

Nos sens en ébullition,
Tous les deux nous nous craignons,
Peur d’être toi,
Et toi de devenir moi.

Apprenons à nous connaître,
Si d’aventure on se tolère,
Un jour nous nous unirons,
Pour ne faire plus qu’un à l’unisson.

Vivre et se laisser souffrir

Plongé dans les limbes de cette nuit obscure,
Inondé par les torrents de cette maudite cassure,
Je me dissimule sous cette carapace,
Acceptant de répondre par la grimace.

Je leur offre mon plus beau sourire,
Pour qu’ils n’aient pas envie de partir,
Je les regarde droit dans les yeux,
Afin qu’ils pensent que je suis heureux.

Mais au-delà de ces apparences,
C’est tout seul que je souffre en silence,
Je ne suis qu’un être timoré,
Qui jouit d’être pris en pitié.

Tous ces regards qui me scrutent,
S’ils savaient les braves comme j’éructe,
De les savoir comme prisonnier,
De cette vie qui nous a tous tant brisé.

Enfant je ne cherchais pas à comprendre,
Me servant de tout ce qui était bon à prendre,
Mais une fois me sentant humilié,
Tel un navire je me suis mis à sombrer.

Sortant de cette pénombre,
Fuyant le plus possible mon ombre,
La valse des ces malfaisants a continué,
Au milieu de moi ils se sont mis à danser.

Alors cherchant cet équilibre,
J’ai cru parfois me sentir libre,
Mais c’était sans ignorer,
Toutes les balles qui m’avaient déjà transpercées.

Puissé je un jour me réveiller,
Et ne plus jamais y penser,
Qu’un jour le monde m’a trahi,
Depuis ne me sentant plus à l’abris.

De l’enfance

Regards d’innocence,
Sourires d’insouciance,
L’enfant joue dans la boue,
Le soleil tape sur ses joues.

Préserver de ses pensées,
Il se met à rêver,
Un jour je serai pompier,
Ou chanteur de variétés.

Naïveté de l’enfance,
Crédulité de la connaissance,
L’enfant ne cherche rien,
Il est heureux au milieu des siens.

Mais quand le soleil vient à se cacher,
Que les nuages jouent au flibustier,
C’est ici qu’en lui tout s’assombrit,
Que se posent les premières questions sur la vie.

Viennent les premiers tourments,
Les ultimes épanchements,
Il commence à percevoir,
Que le monde aussi peut être noir.

Alors grandissant,
Devenant adolescent,
La terreur s’empare de lui,
Il devient son meilleur ennemi.

Et c’est alors que la course effrénée,
Tant redoutée peut enfin commencer,
Cette quête ultime du bonheur,
Ne pas l’atteindre commence à lui faire peur.

Retour à nos premiers amours,
Retour à la source de nos premiers jours,
Et si moi aussi du fond de la nuit,
Je redevenais enfin celui que je suis.