Peur

Peur de se trouver,
Peur de se retrouver,
Peur de s’aimer,
Peur de pouvoir aimer.

L’angoisse de mourir,
N’est rien à côté de celle de vivre,
La crainte de se regarder,
Ne peut que nous faire stagner.

Délivre toi de tes angoisses,
Ne résiste pas à la joie,
De pouvoir toi aussi t’épanouir,
T’ouvrir et ne plus jamais gémir.

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Retrouvailles

Aussi longtemps que je me cherchais,
J’avais peur de cet ombre qui me suivait,
Marchant à ses côtés,
Il y avait une partie de moi qui se sentait gêné.

Ne pouvant rentrer en contact avec elle,
Souvent je préférais m’en éloigner,
Résister à ses velléités,
Et sombrer là où je ne pouvais avoir pied.

Quel est-il cet homme qui se regarde dans le reflet de l’eau,
Qui se trouble à l’approche de son visage,
Se noie attirer par les profondeurs,
Se débat au milieu de ses ébats.

Je ne sais qui il est,
Je le connais mais l’ai souvent rejeté,
Derrière ces apparences d’équilibriste,
Il ne fait preuve que de peu de stabilité.

Partant pour ce long voyage,
A la recherche de nouveaux paysages,
Chercher cette vallée,
Dans laquelle il s’était confiné.

Une fois les retrouvailles accomplies,
Il pourra peut-être cesser de rêver,
Devenir cet homme équilibré,
Et peut-être ne plus jamais s’égarer.

Renaissance

L’homme est un singe pensant,
Qui ne cesse de penser,
Aussi bien qu’il pense,
Penser devient sa souffrance.

L’homme est une fleur des champs,
Qui se cueille au printemps,
Que la terre a meublé,
Que l’hiver a préservé.

Parler en se taisant

Je ne laisse que très rarement ma langue dans ma poche, ce qui me vaut souvent les réprimandes des gens. Oui, je l’avoue, dire ce que je pense parvient à me soulager d’un poids. Celui de me sentir libre par rapport à toutes ces personnes qui n’ont pas le droit à l’expression. Parfois, je me demande si ma plus grande hantise serait d’être muet ou aveugle. Ne plus rien voir, ne plus pouvoir admirer la beauté de ce monde, se perdre dans les ténèbres de nos souvenirs, quoi de chose plus horrible que cela il me semble. Et que de dire de la parole. Souvent on voula coupe ou alors on vous la prend. On se lance alors dans des joutes verbales qui en fait parfois saigner plus d’un. On peut tuer avec des mots. On peut aussie tuer avec les yeux mais la douleur me semble plus supportable. Et si chacun pouvait pendant une journée complète décider de se murer dans un mutisme complet… Se taire c’est avoir la certitude de ne pas dire de bêtises. C’est avoir le bon sens de ses pensées avant que celles-ci se transforment en paroles. Mais se taire est-il vraiment la meilleure des solutions ? Souvent des parents invitent leurs enfants à se taire lorsqu’ils ne veulent pas que ceux-ci s’expriment sur un sujet. Mais les couper de ce don de la nature, c’est un peu comme si on leur ôtait une jambe et qu’on les empêchait de marcher correctement. Alors parler, vociférer, éructer même mais avec modération en pesant toujours le poids des mots qui vont sortir de notre bouche. Parfois apprendre à prendre son temps pour apaiser les pensées et ne pas les lancer comme des flèches empoisonnées. Ecouter l’autre, par le son de sa voix mais aussi par son regard car le regard de quelqu’un vaut parfois plus que milles mots. Alors parler oui mais parler en faisant le silence…

Vendredi 9 mai 2008 à 23h45

Fin de journée chaude. La tension est palpable. Dans quelques heures, un nouveau soleil se lèvera sur notre vie. Bien que ce dernier illumine déjà bien notre existence, ses rayons ne sont jamais assez fort pour nous rappeler à lui et au bonheur qu’il nous apporte. Un enfant va naître. Prend-on seulement conscience de ce que cela implique. Un enfant. Issu de l’amour charnel entre un homme et une femme. Tout commença il y a 9 mois. Microscopique, à peine visible et aujourd’hui tellement présent. La beauté de la vie c’est bien de donner la vie. Il n’existe chose plus merveilleuse que celle-là. Cela surpasse tout le reste. Tous ces événements que l’on prend pour comptant et qui pourtant sont si futiles à côté. La naissance d’un être est là pour nous rappeler d’où nous venons et ce vers quoi nous allons. Et encore, savons-nous seulement vers où nous marchons. Une (re)naissance, c’est peut-être le seul moment où nous pouvons retourner à la source. Celle à laquelle nous nous désaltérions, insouciant du monde extérieur et de ce qui l’entoure. Et puis sans crier gare, le voici qu’il pointe le bout de son nez. Bonjour, me voici, vous ne m’attendiez plus hein ? Et bien si, nous n’attendions que toi. Il est là et pourtant, j’ai l’impression parfois de me sentir à l’écart de tout ça. Comme si je ne réalisais pas encore sa présence. comme s’il s’agissait d’une nouvelle fleur sortie de terre de ce jardin qui en comporte déjà des dizaines. Mais chaque fleur est particulière qu’elle ne ressemble à aucune autre. Alors à moi à l’observer, à l’apprivoiser, à humer son parfum. Je cherchais encore hier ce qu’était le bonheur et où il se cachait ? Il est présent à chacune de nos respirations, à chacun de ces petits moments qui pour certains semble inexistants mais qui sont pourtant tellement présent.

Merci à la vie et merci à ce petit être de lumière d’avoir envahi la mienne.

Promenade au creux de mon âme

S’il n’est bon que de poursuivre son chemin,
Qu’il n’est aisé de s’en chercher un,
Je rêve que de l’innaccessible quête,
Trouver ce bonheur qui m’est tant cher.

Ma vie me le rappelle trop souvent,
Si la fleur que tu veux cueillir est à mille lieux de toi,
Si sa senteur exhalte tes sens,
Prend la main de ton Père, lui seul t’y conduira.

Je me rappelle à ma souffrance,
Celle qui vit dans les tréfonds de mon coeur,
Qui m’emprisonne de ses chaînes,
Et me délie de mon âme.

Quand cessera-t-elle de me tourmenter,
De me vider de mon sang,
De se nourrir de mes rêves,
De me faire mourir à mes rêves.

Le vent est un soufflet chaud,
Que n’importe quelle peau ne peut contenir,
Alors préférant me brûler,
Je le laisse me pénétrer.