Amen

La pluie tombe,

Et s’éparpille,

Les champs sont inondés,

Les rivières ont débordé,

Mais je suis là,

Et j’accepte.

Le jour vient de se lever,

Et je crains cette nouvelle journée,

Mais que peut-il m’arriver,

Si ce n’est ce que la Vie a à m’offrir,

Et je suis toujours là,

Et j’accepte.

Un ami vient de me quitter,

J’ai envie de le détester,

Mais pourquoi a-t-il fait cela,

Pourquoi cela n’arrive qu’à moi,

Et je suis encore là,

Et j’accepte.

Aujourd’hui je suis fatigué,

Pourquoi aujourd’hui et pas demain,

Je ne peux pas me dérober,

Je ne pourrais pas me le pardonner,

Et je suis éperdument là,

Et j’accepte.

La Vie ne cesse de donner,

Mais je me refuse à l’accepter,

Je préfère encore me battre,

Jouer au guerrier au risque de me blesser.

Oui je peux rendre les armes,

Et me laisser guider par Elle,

Ne plus chercher à la surpasser,

Mais juste l’écouter.

Tout est comme un film,

Une superpositions d’images,

Qui chaque jour défile,

On n’y voit jamais le même nuage.

S’en remettre à la Vie,

Lui dire OUI sans sourciller,

Je n’ai pas le choix,

au risque de continuer à porter ma croix.

Histoire de bruits et de silences

Les portes du tram venaient de se refermer. Un groupe d’enfants avait pénétré ce lieu déjà si bondé à l’accoutumée. Lui, tapis au fond de son siège, était plongé dans ses pensées les plus profondes. Il goûtait au moment présent et rien n’aurait pu venir le perturber. Pourtant, les éclats de voix et les rires de ces quelques adolescents réveillaient en lui un sentiment qu’il aurait cru évaporé. Son estomac commençait a ressemblé a une grande scène de music-hall ou danseurs et comédiens venaient se succèder l’un après l’autre. Lui qui avait fait de cet instant un moment pour se retrouver avec lui même, il se voyait d’un coup envahi intérieurement par des ennemis invisibles. Et c’est l’envahisseur le mieux cachée et qui est souvent celui le plus difficile à débusquer. Il décida néanmoins de rester concentrer. Ce n’est pas une bande de mioches qui va me pourrir ma journée, se dit-il. Mais rien n’y fit, le mécanisme était en route. La machine était sur les rails et plus rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Il les aurait bien pris un à un. Leur tête dans un éteau. Leurs membres écartelés pour que cesse ce vacarme intérieur. Il attendait la moindre erreur de l’un d’entre eux pour aller dire ce qu’il pensait de leur comportement. Tel un jockey dans les starting block, prêt à lancer sa monture au galop, lui frémissait d’impatience à l’idée de lancer son missile scud pour anéantir tout ce petit monde. Pourtant, tout autour de lui semblait calme. Personne n’avait l’air d’être perturbé par tout ce vacarme. Comme si cette scène n’était finalement réservé qu’à lui. comme si c’était lui qui avait chosi de vivre cela et que les autres passager vivaient eux quelque chose d’autre. Une drôle de sensation s’emparait de lui. Etait-il conscient de ce qu’il était en train de vivre ou s’agissait-il d’un rêve. Un rêve éveillé. Vivre le moment présent. Il en rêvait. Il ne se rendait pas compte que ce moment présent, il était là en train de se dessiner devant lui. Mais trop occupé à préparer son sac à dos pour aller combattre, il ne parvenait pas à en prendre conscience. Une grande vérité s’offrit dès lors à lui. Tout ce qui se déroulait là devant ces yeux ne pouvait en aucun cas être autre chose que ce qu’il cherchait depuis toujours. Et rien ni personne n’aurait pu venir l’en détourner si ce n’est lui même. Le végicule s’arrête. Les portes de réouvrirent et tout ce petit monde quitte le périmètre dans lequel il s’était installé. Un calme soudain fit son apparition. On se serait cru le soir au milieu d’une artère commerçante après la fermeture des magasins. Plus un bruit ne parvenait jusqu’à lui. Juste celui d’un silence profond. Mais pour combien de temps…

Ecouter la voix intérieure

j’entre dans la pièce, elle est sombre, je n’y vois rien, tout est gris, avec des nuances de jaunes et de brun. je me demande ce que je fais ici et soudain une petite voix m’interpelle:

 

« Tu es ici pour accomplir ta mission », me dit-elle.

Mais de quelle mission parlez-vous ?

« je parle de la mission que chacun a à réaliser ».

Je ne sais pas de quoi vous parlez, je suis perdu en ce moment et rien ne semble fonctionner comme je le voudrais.

« C’est juste parce que tu n’as pas encore saisi les bons mécanismes mais tu verras qu’avec le temps et de l’entraînement cela viendra ».

Et que dois je faire en substance alors ?

« Il te faut t’allier avec la force qui sommeille en toi. Tant que tu ne prends pas contact avec elle tu ne pour sortir de ta coquille et tu demeureras enfermé à jamais ».

Mais je sais déjà tout ça, que faut il faire exactement pour me reconnecter à cette force dont vous parlez ?

« Il te faut simplement l’écouter. Elle te soufflera toujours ce qui est bon pour toi. C’est tout ce que tu as à faire, il n’y a rien de plus simple. Mais en même temps, cela peut s’avérer très compliqué. Depuis longtemps tu t’astreints à écouter la mauvaise voix et avec le temps elle a fait corps avec toi et tu as l’impression que tu es elle, qu’elle dirige ta vie. Mais je te rassure, ce n’est pas le cas. A toi d’être en connexion avec ta force intérieure, celle qui ne veut que ton bien et qui te donnera toujours ce dont tu as besoin ».

Les disparus

Là haut dans le ciel,

Un jour je vous retrouverai,

Vous dont je me suis égaré,

Du moins par le corps,

Pas par l’esprit,

A jamais vous faites partie de moi,

Je peux vous sentir au bout de mes doigts,

Lorsque je parle,

C’est un peu de votre voix,

Lorsque je regarde,

C’est un peu de vos yeux,

Lorsque je pleure,

C’est un peu de vos larmes,

Lorsque je ris,

Je me souviens qu’un jour vous étiez en vie.

Vous les disparus,

A qui je n’ai pas su ouvrir mon coeur,

Vous les pensionnaires de mon âme,

Personne jamais ne vous enlèvera à moi,

Penser que vous n’existez plus,

C’est croire qu’en fermant les paupières,

Le soleil disparait et ne brille plus,

Alors lorsque vous me manquez,

Ce sont vers vous que s’envolent mes pensées,

Et très vite je comprends,

Que même si l’on ne fait plus face,

Je n’ai jamais perdu votre trace.

Nicolas K.

Steve J.

Tu as révolutionné le monde,

Tu as vécu tes rêves,

Jamais tu n’as abandonné,

Jamais tu ne t’es caché.

Tu as fait de la pomme,

Un grand verger,

Où chacun vient s’y ressourcer,

Avec la satisfaction du berger.

Même si aujourd’hui tu as disparu,

La bataille n’aura pas été perdue,

Car tu laisses derrière toi,

Un empire dont tu étais le roi,

Tu ne t’es jamais contenté,

Tu as toujours voulu aller plus loin,

Et même au coeur de la maladie,

tu ne voulais jamais abandonné la vie.

Je ne te connaissais pas,

Mais chez moi il demeurera toujours une partie de toi,

Un message dénué de peur,

A tous « écoutez votre coeur ! »

S’épuiser

Il faut s’épuiser,

Pour mériter le repos,

Pour enfin pouvoir se lover,

Dans les profondeurs de ses songes,

Un monde sans bruit,

est comme un animal sans cri,

Pour avoir envie de l’approcher,

Il faut de loin pouvoir le reconnaître.

Les lourdeurs de la vie,

Font partie de la vie,

La fraîcheur de l’hiver,

Fait partie de l’hiver,

Et il en est ainsi,

Pour tout ce qui s’inscrit,

De la plume du divin.

oui j’ai envie de me fatiguer,

D’être un homme épuisé,

Epuisé par ce beau et grand chemin,

Que j’ai décidé d’emprunter,

Un jour un beau matin.

Tant que je ne sentirai pas la lourdeur,

Tant que je n’aurai pas envie d’abdiquer,

Sur mon trône je devrai continuer à régner,

Et contre cette vie lutter.

Et puis un jour mes forces me lâcheront,

Je ne pourrai plus avancer,

Me retrouvant devant une voie sans issu,

Il ne me restera plus qu’à me poser,

Et goûter enfin à la paix,

Bien méritée…