Tout est déjà en notre possession

Rechercher la vérité, c’est s’éloigner de la vérité. Car si vérité il y a, elle est visible comme la goutte de pluie s’écrasant sur le sol après un violent orage. La vérité est un mirage, un objectif que l’on se donne mais qui ne nous amène nulle part, seulement à l’extérieur de nous-même. La recherche du bonheur est un autre leurre. On recherche partout le bonheur. Dans une autre contrée. Dans un autre esprit. Dans les livres. On le cherche tellement qu’on ne parvient plus à voir ce que la vie a à nous offrir. On prend cette quête comme le but suprême de notre vie. On s’en enorgueilli. On juge ceux qui n’ont pas le même dessein. Et on s’éloigne encore et encore plus de ce qui est finalement bien plus proche qu’on ne le pense. Chercher le bonheur est aussi dangereux que de chercher le plaisir dans le sexe, l’alcool, la drogue ainsi que tous ces autres pièges que l’on nous tend tout au long de notre vie et dans lesquels nous tombons inlassablement. Les mots chercher, trouver, atteindre devraient être bannis de notre vocabulaire car leur signification n’est autre que l’éloignement de ce à quoi on aspire vraiment. Un jour, on se réveillera. Pour certains, ils sera déjà trop tard car ils auront déjà atteint l’apogée de leur vie. D’autre par contre auront peut-être cette chance de prendre conscience que la vie ne se vit pas avec des objectifs lointains ni avec de vieilles pensées mais qu’elle se vit ici et maintenant. Car ici et maintenant, point de recherche, point de graal. Tout est déjà parfait. Et pour ceux qui voudront poursuivre cette recherche, l’insatisfaction viendra chaque jour leur rendre visite et tenter de leur faire prendre conscience qu’ils ne sont pas sur la bonne route. Qu’il est inutile pour eux d’établir un itinéraire avec un point de départ et un point d’arrivée. Mais que tout s’obtient ici et maintenant dans l’instant sacrée du moment présent. Car plus nous nous éloignons de cet instant, plus notre frustration de ne pas avoir ce que nous voulons grandi. Et cela est aussi bien valable dans la recherche des biens matériels que dans la quête spirituel. Il est inutile de vouloir se changer, nous sommes déjà parfait. Il est inutile de vouloir acquérir de la sagesse, nous en sommes déjà pourvus. Il est inutile de chercher à l’extérieur car tout est déjà à l’intérieur.

Les livres

Les livres,
Pages qui jaunissent,
Qui crèvent ma douleur,
Qui me délivrent de mes peurs.

Rêves à jamais inachevés,
D’un au-delà resplendissant,
Peinant au fond de mon âme,
Inutile vers du temps qui passe.

En votre coeur,
Je me suis plongé,
Parfois je m’y suis noyé,
Mais j’en ai beaucoup retiré.

La crainte est de vous laisser,
De refermer vos pages,
De m’enfuir comme les rois mages,
Et retrouver l’enfant perdu.

Vous m’accompagnez depuis tant d’années,
Vous m’épaulez dans mes détresses,
Vous alimentez mes moments de paresses,
Mais jamais vous m’avez délaissez.

En vous j’ai trouvé des réponses,
Que je ne parviens pas à appliquer,
Que je dois encore digérer,
Qu’il me faut encore alimenter.

Merci de ce temps passé,
A jamais je vous suis redevable,
D’être ce que vous avez été,
Mais maintenant il me faudrait vous laisser.

Je cherche le courage,
D’enfin clôturer vos pages,
De vous laisser vous reposer,
Car enfin vous l’avez bien mérité.

Cultivateur de lumière

Sers toi,
C’est là devant toi,
Pas chez le voisin,
Mais sur ton propre terrain.

Fertilise le,
Ne te préoccupe pas des autres jardins,
Il y a assez à faire dans le tien,
Met toi au travail,

N’arrache pas les mauvaises herbes,
Elles ne sont pas là par hasard,
Elle sont ton propre miroir,
Elles te rappellent qui tu es.

Aimes les,
Nourris les,
Elles font partie de toi,
Tu ne peux pas faire comme si elle n’existaient pas.

Ne néglige aucun recoin,
Tous sont à porté de main,
Laisse les venir à toi,
Ils seront à jamais ta joie.

Ce jardin est le tiens,
A toi de t’en occuper,
D’être pour lui sans animosité,
De le chérir comme un être aimé.

Protège le des vents violents,
Sois attentifs aux bourrasques qui voudraient l’emporter,
Arrose le de tout ton amour,
Et récole les fruits qui en sortiront.

Tu en es le cultivateur,
Tu les éclaires de ta lumière,
Sois proche d’eux comme de tes enfants,
Ils te le rendront sois en confiant.

Ouvrez la porte

La porte n’est pas loin,
Elle est là devant vous,
Vous nargue,
Vous appelle,

Entendez-vous ce cris,
Cette ode à l’amour,
Prenez le temps,
Soyez attentif.

Là regardez,
Ils vous font face,
Les barreaux de votre prison,
Tout de noir vêtu.

Osez les toucher,
N’ayez crainte,
Ils ne vous feront pas de mal,
Osez les aimer.

Vous voyez,
Oui là un peu plus bas,
Il y a ce petit trou,
Cette minuscule serrure.

Et maintenant,
Fouillez dans votre poche,
Bien profondément,
Vous la sentez.

C’est une clé,
Mais pas n’importe quelle clé,
Celle qui vous ouvrira les porte,
Les portes menant à votre nouvelle vie.

Voilà tournez la clé,
Vous entendez ce cliquetis,
C’est le signal,
Allez-y maintenant.

Franchissez le voile,
Franchissez votre peur,
tournez vous vers Lui,
Il vous tend les bras.

Itinéraire spirituel

Des années que je cherche,
Dans les livres,
Dans les pagodes,
Dans les yeux d’un homme.

Je cherche une lumière,
Celle qui éclairera mon ignorance,
Qui me révèlera la vérité,
Mais quelle vérité.

Celle de toutes ces personnes qui parlent,
Et qui ne font que parler,
Qui s’émerveillent de leurs mots,
Mais qui ne guérissent jamais leurs maux.

Oui partout où je pouvais j’allais,
Partout où il y avait quelque chose d’écrit je le lisais,
Je ne comprenais pas tout,
Qu’importe je me gavais.

Jusqu’à sombrer dans l’addiction,
Celle qui devait me mener au bonheur suprême,
Sur la plus haute marche,
Médaillé d’or de l’éveil.

Et plus je cherchais,
Plus je me perdais,
Plus je me raccrochais à quelque chose,
Plus mes mains glissaient et je lâchais.

Comme si quelqu’un voulait me faire passer un message,
Comme si une voix me sommait d’arrêter,
En me criant que je savais déjà tout,
Que tout cela était inutile.

Mais je ne l’écoutais pas,
Je préférais retourner à mes fouilles,
Et creuser,
Encore creuser plus profondément.

Et lorsque je découvrais un coffre,
Je l’ouvrais,
Je m’attendais au plus beau des trésors,
Enfin ma soif pouvait être rassasiée.

Mais à chaque fois j’étais déçu,
Et je m’en voulais,
D’y avoir de nouveau cru,
D’être encore une fois tombé dans le piège.

Parce qu’au fond de moi,
Je sais déjà tout,
Et si je m’écoutais pour une fois,
Et si je cessais de renier toutes ces voix.

Je n’ai pas besoin de croire,
Je n’ai pas besoin de prier,
je n’ai pas besoin de méditer,
Je n’ai pas besoin de chercher.

Il me faut juste accueillir,
Ce qui se présente à moi,
Et au diable toutes ces lois,
Juste la foi m’aidera.

Il faut juste, oui…

Sois TOI

Sois toi,
Pourquoi vouloir être lui,
Est-ce que tu ne te suffis pas,
N’es tu point encore le roi.

Celui que ton corps réclame,
Celui que ton âme déclame,
Mais tu ne l’entends pas,
Tu écoutes toutes les autres voix.

Tu préfères la méfiance,
As-tu peur de vivre en confiance,
Tu as tout pour être heureux,
Alors pourquoi joues tu encore au peureux,

Prend le temps de t’écouter,
Et tu t’entendras,
Prends le temps de te regarder,
Et tu te verras.

Mais tant que tu regardes dans une autre direction,
Tant que tu cherches d’autres visions,
Tu t’éloigneras,
Tu te fuiras.

La vie n’est pas de ressembler,
La vie c’est d’assembler,
Toutes ces petites parties,
Qui forment le puzzle de la vie.

Personne mieux que toi,
Ne peux te souffler la voie,
Qui te fera pénétrer,
Tout ton être dans son entièreté.

Reflet

Un jour,
Tu as décidé,
Que tu ne pourrais plus jamais t’aimer,
Que désormais il te fallait t’ignorer.

Le miroir,
Qui te faisais face,
A volé en éclats,
Tu ne pouvais plus te supporter.

Tu as tenté de te fuir,
Et de te nuire,
Par tous les moyens,
Pour arriver à tes fins.

Tu les as haï,
Toutes ces personnes,
Autour de toi,
Tu les a fui.

Elle ne représentait plus,
Cet idéal de bonheur que tu te faisais,
Ou pire,
Elles étaient heureuses et tu leur en voulais.

Mais tu as oublié,
que si tu ne pouvais les aimer,
C’est que tu ne t’aimais pas toi,
Que tu avais perdu la foi.

Tu as voulu t’en éloigner,
Pour ne plus devoir supporter,
Ce qui d’elles transparaissaient,
Ce qui d’elles te rendait plus laid.

Pourtant,
Elles sont comme ces milliers de gens,
Ton reflet,
Celui qui jamais ne te plait.

Il ne sert à rien de le refouler,
Il te faut l’accepter,
Car si tu n’aimes pas leur moi,
C’est parce qu’elles te renvoient à toi.

Sache que le jour,
Ou enfin tu décideras de vivre l’amour,
Tout ceux que jadis tu as combattu,
aussi devant toi se mettront à nu.

Vous ne ferez alors plus qu’un,
Vous vivre le même dessein,
Vous aurez éteint le feu,
Vous aurez cessé ce jeu.

Vous pourrez vous regarder,
Tous sans animosité,
Il n’y aura plus de séparation,
Plus qu’une parfaite union.