Il est temps de faire un choix

Toute notre existence sur terre n’est qu’une suite d’expériences qui n’a que d’autre objectif de nous mener vers la destination finale: l’amour inconditionnelle. Aucun être qui croise notre chemin n’a été mandater pour vous pourrir la vie. Mais le mental aimme à nous le faire croire. Aucune expérience n’a comme but de nous rendre la vie plus pénible. Là encore, c’est le mental qui apporte son grain de sel. Tout est fait selon SA loi. Tout arrive à point. Tout a sa nécessité. Tout est apprentissage. Pas pour devenir meilleur. Pas pour devenir plus aimant. Pas pour devenir plus spirituel. Pas pour devenir éveillé. Pas pour devenir plus compatissant. Tout cela n’est que pur invention de l’égo pour se sentir exister. Le chemin que nous parcourons est parsemé d’embûches mais pas de pièges. Inutile de vouloir les contourner car d’autres se représenteront. Tomber dans ces embûches est notre seul moyen pour nous de comprendre là nous devons nous rendre. Une fois tout cela compris, il n’y a plus qu’un pas minuscule à franchir. Le OUI absolu à tout ce qui EST. Mais vous me direz que l’on ne peut pas dire OUI à toute cette violence que l’on voit dans le monde ! Pourtant et vous ne pouvez pas le croire, tous ces événements que notre terre vit depuis des millénaires n’a que pour seul intérêt que d’ouvrir notre conscience. Nous faire comprendre que seul l’Amour est la solution. Mais pas cet amour que l’on connait fait de possession et de jalousie. Non, ici on nous parle parle d’Amour inconditionnelle à ce qui EST. Votre voisin vous fait des misères ? Parfait, dites OUI à cela. Votre patron vous a mal parlé ? OK, dites OUI à cela. Votre enfant est insupportable ? C’est bien, dites aussi OUI à cela. De toute manière, avons-nous le choix ? Mais oui me diez-vous, nous avons justement ce libre arbitre qui s’offre à nous. Attention, je ne dis pas de rester de marbre et de ne rien répondre. La vie ne nous demande pas de nous comporter comme des robots sans âme. Bien sûr qu’il faut réagir mais intérieurement plus qu’extérieurement en acceptant ce qui se passe là devant nous. Alors, sommes nous prêt à prononcer ce OUI à la vie ou préférons-nous encore nous perdre dans les méandres du mental/égo et poursuivre ce combat que nous menons contre à la vie depuis notre naissance…

Le bonheur si je veux…

Tout le monde nous rabache les oreilles sur le bonheur. Comment être heureux, quelle en est la méthode, le bonheur est-il pour chacun, etc. Force est de constater que rien ne fonctionne. J’ai moi-même perdu des sommes considérables en ouvrages de ce genre et ai longuement déprimé en parcourant mon relevé de carte bancaire. Oui, le bonheur ça peut coûter très cher. Au-delà des ouvrages, de nombreux stages sont organisées tout aussi loufoques les uns que les autres. On nous propose de recevoir une énergie violette, d’apprendre à canaliser avec des esprits supérieurs, de méditer sur la lumière rose et j’en passe. Le commerce de la spiritualité s’est bien développé ces dernières années. De nouvelles professions du nom de « coach » ont vu le jour. On est coach en tout aujourd’hui. Coach en réalisation de projets, coach en relooking, coach en cuisine et bien sûr toujours coach sportif. Tout est donc fait pour apater le poisson dans le grand filet de pêche aux incrédules et désespérés de la vie. Et un poisson, j’en étais un gros, bien visible, dodu à souhait, ouvrant grande la gueule pour mordre à l’hameçon. A l’époque, je ne savais plus quoi penser de ma vie. Comme si elle ne parvenait pas à décoler. Un boulot qui me pèse, des frictions avec mon conjoint. Des amis, je n’en avais quasi plus car ils sont tous partis ne supportant plus mon caractère lunatique. J’avais pourtant bien essayé de compensser. J’étais devenu un compulssif sans m’en rendre compte. Une fashion spirituality victim était née. Et tout y passait pourvu que ça me permette de penser à autre chose qu’à mes problèmes. Du coup, si ma garde-robe ne débordait des derniers vêtements à la mode, ma bibliothèque elle était devenue en l’espace de quelques mois presque identique à celle d’un hypermarché. Ma boullimie pour la nourriture s’était aussi accrue. Je n’ai jamais autant grossi que depuis que j’avais décidé de devenir un bouddha. Et je peux dire que je n’étais pas loin d’atteindre mon objectif puique ma stature commençait à ressembler plus à celle d’un bouddha chinois qu’à celle d’un bouddha thailandais. Dès lors, je n’avais plus à faire qu’à une loque sans âme. Sans plus aucune réaction.  Restant prosternée toute la journée se demandant ce que j’avais bien pu faire pour mériter cela. Noyant mon chagrin dans le partage de mes malheurs sur des réseaux sociaux. Passant d’un séminaire à un autre pensant que la vérité allait m’être révélée. Dépensant des sommes astronomiques et constatant à la fin de la journée de stage que rien avait évolué. Un véritable cercle vicieux car moins je me sentais épanoui plus je cherchais. Et plus je cherchais moins je trouvais. Ce qui est cocasse dans ces cas-là, c’est que l’on va chercher des réponses chez les autres. Dis, tu ne pourrais pas me donner ton secret. Comment fais tu pour afficher un tel sourire tous les jours ? ( pensant, mais qu’est-ce qu’il me gave celui-là avec son sourir niais; Il pourrait pas être malheureux comme je le suis !). J’en finissais par détester ces personnes plus heureuses que moi. Elle n’en avait pas le droit. Du coup, je faisais ce que je pouvais pour saper leur morale. Discréditant tout ce qu’elle disait, j’avais trouvé comment assouvir mon manque d’amour envers moi même et souhaité que cela arrive aussi aux autres. On peut devenir sadique lorsqu’il s’agit de bonheur surtout s’il n’est pas présent dans notre vie. J’écris à l’imparfait mais je me rends que finalement je purrais écrire tout cela au présent car rien n’a changé depuis 5 ans. Oui, parce que toute cette comédie dure depuis 5 ans et peut-être aussi des millions d’années si on se réfère au karma et aux vies antérieurs chers à nos amis bouddhistes. Aujourd’hui, je pense avoir presque tout essayé. Et le constat est toujours le même: insatisfaction totale sur ma vie. J’attends patiemment mais fébrilement l’overdose. Tel un drogué, j’espère un jour ne pas survivre à mon dernier shoot spirituel. Je rêve de tomber inanimé à la lecture d’une enseignement qui pour lma énième fois m’aura dit quoi faire pour aller mieux. Que je sentirai comme un volcan prêt à rentrer en éruption, une dose trop forte d’adrénalyne qui me clouera sur place permettant enfin de faire rentrer la lumière qui elle doit finir par désespérer à force d’attendre…

A destination

Depuis tout ce temps,

J’ai cherché un ailleurs,

Un nouveau monde,

Où je pourrais poser ma peine,

Où je pourrais laisser mes souffrances.

J’ai longtemps voyagé,

J’ai longtemps usé mes souliers,

sur des chemins escarpés,

Dans des lieux isolés.

Je m’y retrouvais tel un étanger,

Ayant perdu tous ses repères,

Ayant perdu son envie d’être,

Je me suis perdu,

Mais pour mieux me retrouver.

Je voulais être un autre,

au lieu de simplement être moi,

Je voulais ressembler à la perfection,

Je me suis retrouvé dans la négation.

Négation de ce que je suis,

Négation de mes émotions.

J’ai utilisé ma sensibilité,

A mauvais escient.

Au lieu de m’en accoutumé,

Au lieu de l’aimer,

Elle n’a servi qu’à me réprimer,

La colère s’est alors créé,

De ce que je ne pouvais avoir,

De ce que je ne parvenais pas à gouter.

Oui je viens de comprendre,

Que trop longtemps,

Je me suis oublié,

Qu’en moi ça bouillone,

Qu’en moi les idées foisonnent,

Que des sentiments voudraient s’exprimer,

Que des aspirations voudraient être partagées.

Le bonheur il est déjà là,

Lorsqu’on commence à s’accepter,

Lorsqu’on se découvre,

Que l’on s’éfeuille,

Et que sous la couche se dévoile,

Une marée de qualités,

Un océan de possibilités,

Qui ne demandent,

Qu’à pouvoir se montrer.

Aujourd’hui je sais que le bonheur,

Ne se construit pas dans le malheur,

qu’il n’existe pas une vérité,

Mais une multitude de vérités,

Que chacun fait ce qu’il peut,

Et que cette recherche s’arrêtera,

Le jour où il décidera,

D’enfin écouter,

Sa petite voix.

Compréhension

J’essaye d’être heureux,

Mais je n’y parviens pas.

 

J’essaye de ne plus souffrir,

Mais je souffre encore plus.

 

J’essaye d’aimer,

Mais j’apprécie de moins en moins,

 

J’essaye d’écouter,

Mais mes oreilles se ferment,

 

J’essaye de regarder,

Mais c’est aveugle que je deviens.

 

J’essaye de devenir,

Mais je ne vois rien arriver.

 

J’essaye de comprendre,

Et moins j’en saisis le sens.

 

J’essaye de grandir,

Et plus je me sens petit,

 

J’essaye d’aimer ce monde,

Et plus je me vois le fuir.

 

J’essaye d’être un autre,

Et moins je suis moi.

 

J’essaye d’être moi,

Et moins je me connais.

 

J’essaye de me connaître,

Et moins j’en sais sur moi,

 

 

Et si je cessais d’essayer…

Et si je cessais de vouloir…

Et si je cessais de chercher…

 

Et si je cessais de vouloir cesser…

Acceptation

Je recherche la perfection,

Mais ne la trouve point,

Elle qui enfin adoucirait mes peines,

Me rendrait plus joyeux,

Me ferait communier avec la vie.

 

Et si justement je cessais cette recherche,

Et si justement cette perfection existait déjà,

Mais que je me refusais à la regarder en face,

Ne croyant pas à son existence.

 

Et si accepter le monde était justement le signe de cette perfection,

Et si accepter tout ce qui nous entoure n’était que le fruit de celle-ci,

 

Accepter,

Voilà la maître mot,

Au lieu de toujours dire non,

Non à la vie,

Non aux épreuves,

Non aux petits bonheurs,

Non aux pleures,

Non aux rires.

 

Et si la perfection était plutôt de dire,

Oui à ce qui est,

Oui à ma vie,

Oui à mon destin,

Oui à tout ce qui m’est envoyé.

 

Car tout ce que je reçois me sert,

Et tout ce que l’on me reprend me sert également,

Alors pourquoi refuser ce jeu de la vie,

Pourquoi ne pas vouloir aussi y participer.

 

Il semble y avoir quelqu’un qui veille sur nous,

Qui pallie à tous nos besoins,

Qui sait ce qu’il nous faut,

Qui sait ce qui est bon pour nous.

 

Dès lors pourquoi ne pas simplement accepter,

L’écouter,`

Je ne dis pas se résigner,

Mais prendre tout cela,

Comme des cadeaux de la vie.

 

Je ne vais pas bien,

Qu’à cela ne tienne,

J’irai mieux demain.

 

Je me sens en joie,

Profitons-en,

C’est du soleil à profusion.

 

Tout est bon finalement,

Pourquoi le refuser,

Si cela nous est offert.

 

A-t-on l’habitude de refuser les cadeaux,

 

Nous passons notre temps à fuir ce qui est,

Ce que la vie met devant nos yeux.

 

Jamais satisfait,

Toujours frustré,

De ne pas avoir assez,

De croire qu’une vie parfaite serait une vie sans problèmes.

 

Voir que tout cela a sa nécessité,

Son utilité,

Et cesser de le rejeter,

Accepter tout pour une fois,

Dans son entièreté.