Clefs pour le bonheur

Tout est là,
Pourtant je ne le vois pas,
Tout est si près,
Alors pourquoi m’en éloigner.

Que me sert-il de chercher,
Ce que je ne dois pas trouver,
Que me sert-il de saisir,
Ce que j’ai déjà en main.

Au lieu de m’égarer,
De regarder de tout côté,
Si pour une fois je m’autorisai,
A pouvoir aussi en profiter.

Je n’ai fait que rêver,
A me projeter,
Ou reculer,
Alors qu’il me suffit d’avancer.

Le chemin est merveilleux,
Si on prend la peine de l’admirer,
Sans le juger, ni le comparer,
Juste se poser.

Recommencer à s’émerveiller,
Et à nouveau pouvoir voler,
Ne plus se couper les ailes,
Regarder droit devant..

Videz son sac,
Et ne plus l’encombrer,
Lui faire un peu de place,
Et le rendre plus léger.

Enfin se reposer,
Et cesser de penser,
Ouvrir mes sens,
Et pouvoir respirer.

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Combat intérieur

La mort se raccroche à la vie,
Comme une fleur se raccroche à la terre,
L’un ne peut être l’autre,
L’un et l’autre sont.

Les larmes peuvent jaillir,
Mais jamais elles ne pourront me guérir,
Il ne sert à rien de s’appesantir,
Un jour, il me faudra bien agir.

Je reste là malgré moi,
A contempler le champ de mes batailles,
Je perds peu à peu mes forces,
Mais en aucun cas je ne peux renoncer.

Je ne suis pas ce preux chevalier,
Qui part en guerre envers et contre tous,
J’ai trop peur de la guerre,
Des éclats de balles qui pourraient me transpercer.

Je cherche une terre fertile,
Ou planter les graines du devenir,
Un terreau malléable,
Que je pourrai arroser chaque jour.

Ainsi je pourrai m’allonger,
Et enfin respirer,
Retrouver ce repos du guerrier,
Pouvoir m’abandonner.

Si je devais être moi…

Si je devais être moi, je vivrais en dehors de toute réalité extérieure.

Si je devais être moi, je déambulerais nonchalamment comme un ours au milieu d’une forêt.

Si je devais être moi, je penserais que les hommes ont dans le coeur des fleurs à la place des ronces.

Si je devais être moi, je croirais que dieu est un pourvoyeur d’amour et que chacun a le droit de se servir.

Si je devais être moi, je ne regarderais plus à hier et je ne penserais plus à demain.

Si je devais être moi, je cesserais de chercher ce qu’il n’y a pas moyen de trouver.

Si je devais être moi, je vénérerais la terre au lieu de vénérer des divinités.

Si je devais être moi, j’irais prêcher dans le désert pour rendre fertile les oasis asséchées.

Si je devais être moi, je crierais la vie au lieu de vociférer la haine.

Si je devais être moi, je ne tuerais plus pour un blâme et je ne louerais plus les louanges.

Si je devais être moi, je verrais la vie comme une vaste comédie.

Si je devais être moi, je sourirais même au pire des malfrats.

Si je devais être moi, je ne perdrais plus mon temps à juger ni à m’autojuger.

Si je devais être moi, la joie me suivrait comme mon ombre.

Si je devais être moi, je prendrais le temps de regarder les arbres le long des routes.

Si je devais être moi, Je ne chercherais plus à être moi, je le serais.

Alors, pourquoi ne suis-je pas simplement moi…