Je rêve

Je rêve,

Que je suis là,

Sans être là,

Que je suis présent,

Sans être présent,

Je rêve,

Que je communie,

Avec le Tout,

Que mes pensées,

S’envolent dans les airs,

Que ma folie,

Se conjugue avec la vie.

Je rêve,

Je suis couché,

Mes yeux sont fermés,

Tous les sons viennent à moi,

Pas besoin d’aller les chercher.

Tout se mélange,

Tout une symphonie se compose,

Devant mes yeux émerveillés,

Plus rien ne peut m’arriver.

Je rêve,

De pouvoir voler,

De pouvoir m’en aller,

Sans en référer,

Sans me juger.

Juste être moi,

Sans foi ni loi,

Juste être vivant,

Au milieu de tous ces mourants.

Je rêve,

Que je me réveille,

Et je constate,

Que tout de que je croyais illusoire,

Je pouvais aussi le distinguer dans le noir.

J’ouvre les yeux,

Je n’ai désormais plus peur d’EUX,

Tout cela n’a rien d’une victoire,

Car désormais je sais,

que moi aussi,

Je peux toucher à ce pouvoir.

Mourir et oublier de vivre

Si je devais mourir,

Que pourrait-il m’arriver de pire,

Que d’avoir oublier de dire,

Que d’avoir oublié de vivre.

 

Si je devais mourir,

C’est à toi que je parlerais,

Toi, lui et tous les autres,

Qui m’avez tous accompagné,

En essayant de ne point me juger.

 

Je vous dirais ces mots,

Des mots interdits,

Qui étaient tapis,

Dans l’ombre où tout semble gris.

 

Je vous les murmurerais,

Sans les écrire,

Je vous les offrirais,

Authentiques et vrais.

 

Tout ce temps,

Passé à me taire,

Ressortirait,

Dans un premier jet.

 

Si je devais mourir,

Je n’aurais plus peur,

Mais faut-il attendre de mourir,

Pour enfin commencer à vivre…

Le tout et le rien

Vivre,

Et ne par mourir,

comme si l’un,

N’accompagnait pas l’autre.

 

La terre appartient au ciel,

Les étoiles flottent non loin du soleil,

Tout est un,

Point de séparation,

Juste un trait d’union.

 

Un pont imaginaire,

Reliant l’infini au fini,

Créant un mariage mystique,

Entre le tout et le rien.

 

Je ne peux vouloir l’un,

Et rejeter l’autre,

Un coeur ne peut battre,

Si les poumons sont absent.

 

La mort s’enchaine à la vie,

La vie s’enchaine à la mort,

Les deux font partie de l’UN,

L’UN englobant le TOUT.

Le TOUT étant relié à l’UN.

Bilan

Trop près,
Trop loin,
Toucher au sens,
Toucher à l’existence,

Vibrer comme je danse,
Danser sans se marcher sur les pieds,
Rêver sans se réveiller,
Dormir pour ne plus souffrir.

Comme un animal empaillé,
Qui ne peut plus bouger,
Qui scrute l’horizon,
Le regard vide et hagard.

Où se situe ma liberté,
Quand sortirais-je de cette prison,
Mon coeur est en lambeau,
Je suis placé en coma artificiel.

La peur m’a vissé,
La méfiance met entre nous des distances,
Car là où je voudrais aller,
Je crains de ne pouvoir m’y retrouver.

Des années que cela dure,
Que le manège ne cesse de tourner,
J’ai toujours sur moi un ticket gagnant,
Mais il me faut encore le valider.

Il est loin le temps où je criais victoire,
Mais où ces victoires se transformaient en mouroirs,
En mouroir de l’âme,
En âme défaite et anéantie.

Je me suis battu contre des moulins,
Toutes ces gares,
Où j’ai raté des trains,
Et tout cela en vain.

Je suis l’artisan de ma victoire,
et l’acteur de mes défaites,
Je ne contrôle plus rien,
Et si finalement tout cela ne servait à rien…

A rien…
A rien…
A rien…
A rien…
A rien…
A rien…

Nous écoutons-nous réellement ?

Pourquoi s’encombrer de toutes ces choses dont La Vie n’a que faire. Vous savez celles qui vous mettent dans des états pas possibles, vous irritent, vous blessent, vous meurtrissent, vous font ressortir votre plus belle colère. A croire que l’on a décidé de ne pas se respecter. De ne pas écouter les besoins réels de notre âme. De faire la sourde oreille à ses désirs et aspirations. Notre âme aime à se retrouver en paix. A faire UN avec la vie qui l’entoure. Elle aime à ne point juger, à ne point chercher la confrontation avec ses autres frères et soeurs. L’âme a un fil conducteur, celui de savoir et connaître ce qui est bon pour elle. Elle nous mâche le travail car elle n’a absolument rien à apprendre, elle sait déjà tout. Encore mieux, elle fait tout  ce qui est en son pouvoir pour nous faire connaître ses secrets. Et Dieu sait que son pouvoir est immense. Elle nous envoie des signes, se ligue avec d’autres âmes, complotent dans notre dos mais toujours avec cette même idée de nous faire avancer encore plus, encore mieux. Elle nous aime et tient à nous le prouver. Elle nous alerte lorsqu’elle sent que ce que l’on fait ne peut être bon pour nous. Elle nous suggère d’aller nous coucher au lieu de regarder cet énième débat télévisé. Elle nous invite à ne pas répondre à la personne qui vient de nous agresser. Elle nous souffle de ne pas participer à cette conversation où il sera encore une fois question de la vie d’autrui. Elle nous invite à nous reposer au lieu de nous lancer dans une journée/soirée qui nous mettra sur les rotules. Elle est présente à chaque instant de notre vie. Mais la plupart du temps, nous l’ignorons. Nous lui disons inconsciemment de nous laisser en paix car nous estimons plus que n’importe qui savoir ce qui est bon pour nous. Nous voulons reprendre ce pouvoir sur elle et l’empêcher de s’exprimer. Et c’est généralement à ce moment là où nous prenons les mauvaises décisions. Où nous sortons une parole qui va blesser quelqu’un. Où nous envions notre ami parce qu’il a une plus belle maison que nous. Tous ces états ne nous mènent qu’à la souffrance et la désolation. Ils nous ôtent toute notre joie de vivre, tout notre émerveillement. Ils nous plongent dans les ténèbres alors que nous n’aspirons qu’à la lumière. Alors, demandons-nous en notre âme et conscience ce que nous souhaitons réellement là ICI ET MAINTENANT. Je suis certain que la réponse qui nous parviendra ne nous décevra pas.

Quand

On pense que c’est fini,
Que la vie va enfin commencer,
Que plus rien ne peut arriver,
Et puis un beau matin on déchante,
La symphonie ne joue plus de son instrument,
Les cordes se sont liés contre les cuivres,
C’est le branle bat de combat,
Les deux armées se sont retrouvées,
Elle se font désormais face,
Prêtes à se livrer bataille.
L’assaut commence,
Et encore une fois je chancelle,
Je perds l’équilibre,
Et le voilà qu’il revient,
Ce foutu mal de vivre.
Et cela dure depuis toujours,
Ces chevaliers au sang sombre,
Qui le déverse au sein de mon coeur,
Me prennent à défaut,
Me clouent dans ma peur.
Quand ce combat va-t-il se terminer,
Quand ma vie va-t-elle enfin commencer,
Quand vais-je cesser de chercher,
Quand, quand, quand….

A l’enfant que j’étais…

A toi qui m’a accompagné,
Durant toutes ces longues années,
A toi qui m’a fait pleurer,
A qui je ne me suis jamais confié,
Ceci est notre acte de paix,
Je le pose ici à tes pieds,
Retrouvons et de cet instant,
Faisons en un moment de vérité.
Je ne vais pas m’excuser,
Ni encore moins t’implorer,
J’ai juste envie de te dire,
Ce qui me faisait souffrir.
Tu as été longtemps à mes côtés,
Tous les deux on s’est beaucoup chamaillé,
C’est normal on était des enfants,
Mais tous les deux issus des mêmes parents.
Il y avait moi le mystérieux garnement,
Qui se cachait au moindre coup de vent,
Il y avait toi prêt à me consoler,
Mais de crainte je ne préférais pas t’écouter.
Alors je me suis rebellé,
Je me suis dit le bonheur ce n’est pas pour moi,
Je t’en ai voulu,
J’ai tenté de te suicider,
Mais tu ne disparais pas,
Tu fais partie de moi.
Que me reste-t-il d’autres dès lors,
Que de me réconcilier,
De t’accepter comme tu es,
De ne plus chercher à te fuir.
On a tous les deux souffert,
Jusqu’au plus profond de notre chair,
On s’est longtemps demandé,
Si un jour cela allait s’arrêter.
Et bien ce jour est advenu,
Je pense que tous les deux on a assez attendu,
Prenons dans les bras,
Laissons de côté tout cet émoi,
Signons enfin ce traité,
Celui qui fera de nous des alliés,
J’ai besoin de toi,
Et tu as besoin de moi,
Comme les doigts de la main,
Nous sommes à jamais liés,
Toi cet enfant que j’étais,
Enfin je vais pouvoir t’aimer.