Lueur

Loin de la nuit que ma raison ne cesse d’invoquer,
Je me joins aux éléments et tente de vivre l’instant présent.
Je tente de m’abandonner à la raison de l’être,
Et me fraye un chemin au travers des divagations de l’esprit.

S’enrhumer de la chaleur suffocante du désert.
Trouver une oasis et pouvoir se rassasier à sa source,
Se coucher et contempler les étoiles.
S’émerveiller à la lueur de la lune claironnante.

Mourir au jour qui tombe.
Se leurrer de ce que le lendemain pourrait nous apporter,
Se réveiller aux premières lueurs de l’aube.
Et me perdre sur ce chemin que les sens ne peuvent emporter

Vague à l’âme, tu te noies dans l’horizon.
Tes intentions ne sont que destructrices,
L’avalanche de tes mots qui s’abattent sur moi,
Me figent comme un rocher au milieu d’une mer agitée.

Plonger dans le ruisseau ce corps meurtri,
Le nettoyer et le panser de ses plaies,
Lui donner une nouvelle jeunesse,
Au-dessous des couches qui s’étaient accumulées.

La victoire est à ce prix.
La mort en est le risque.

Quand les mots dépassent les maux

Des mots au-delà des mots,
semblent plus fort que les maux.

Mais les maux pour autant qu’il reste des maux,
n’en restent-ils pas moins des mots.

Vivre plus loin que les mots,
Ne nous débarrasserait-il pas de tous nos maux.

Mais là je mélange mes maux,
Au lieu de me nourrir de mes mots.

A la recherche de l’âme perdue

Avançant dans le noir menaçant,
Me perdant dans cette armée de glaives hésitants,
Je me déplace tel un chevalier,
Cherchant à rejoindre la plus grande des armées.

Couché sur l’herbe parfumé,
J’attends que les fleurs viennent m’enlacer,
La nature est en ébullition,
Je ne veux pas faillir à ma raison.

Je réponds au colibri,
Lui seul parvient à m’écouter,
Je m’étends auprès de lui,
La rosée du matin mes narines en sont enveloppées.

Les pas me menant à toi me sembles éternels,
J’ai peur de ne jamais te retrouver,
Je regarde au loin cherchant l’horizon,
Il se perd au milieu de mes autres songes.

Quand du bout de mes lèvres je prononce,
Ces mots suaves que toi seul peut entendre,
Je me noie dans les orifices de tes pensées,
Je n’espère que toi et ton doux parfum.

Folie mensongère qui m’encercle des ses bras,
J’ai peur que tu ne me retiennes pour toujours,
Geôlier de mes espérances,
C’est de toi que j’obtiendrai la clef.

Ne cherche pas à m’empoisonner,
A me rendre plus inerte que je ne suis,
Réveille-moi d’entre les morts,
Ramène moi à la surface de la terre.

Le sens de la vie

Chacun de nous souhaite un jour répondre à la sempiternelle question: quel est le sens de la vie ? Pendant des années, j’ai cherché à répondre à cette question. J’ai été voir du côté de la spiritualité où je pensais qu’une réponse toute faite me serait donné. J’ai été voir chez les autres pensant qu’eux aussi détenaient la réponse que j’attendais. J’ai lu des livres. J’ai assisté à des conférences. J’en ai fait une obsession jour et nuit pour finalement me rendre compte que je passais à côté de l’essentiel: la vie.

Aujourd’hui, la réponse devient d’une lumineuse clarté. Que est le sens de la vie, c’est tout simplement la vie en elle-même. Et c’est ainsi qu’on lui donnera ce sens. Ce dernier peut se concrétiser de différentes manières. Par le biais de la profession, par le biais de la famille, par le biais de l’aide aux autres, par le biais d’un rêve que l’on a envie de voir aboutir, d’une « légende personnelle » (le rêve de toute notre vie) comme dirait l’écrivain Paul Coelho. Chaque instant de la vie est un sens en lui-même. A nous de pouvoir saisir ces instants et de les vivre pleinement.

Le problème est que l’on met la plupart du temps tout en oeuvre pour ne pas réaliser ce rêve, pour ne pas vivre ces instants. On se met des battons dans les roues. On ne saisi pas les occasions que la vie nous offre. On ne les voit pas. On ne veut pas les voir. On est dans une toute autre forme de pensée: celle que de toute manière on va échouer, que notre vie ne sera une multitude ratés qui ne feront que s’accumuler. On devient alors pessimiste, déprimé voir même dépressif. Notre vie passe et on se complaît dans cette détresse, dans ce mal-être. On tourne en rond et la vie passe. C’est petits éclairs qui se sont manifestés continuent de leur côté à se révéler. Mais on en daigne les regarder. Mais eux n’abandonnent pas. Ils continuent d’essayer de capter votre attention.

Souvenez-vous. Ce coucher de soleil lorsque vous vous promeniez sur la plage. Cet oiseau qui transportait des branche d’arbre en arbre pour construire son nid. Ce couple de petits vieux qui se donnait la main dans un parc. Ce ténor qui chantait son opéra de sa voix mélodieuse. Vous les avez tous vu, entendu, palpé. Vous les avez vécu. Souvenez-vous.

Oui, la vie a un sens. Alors, ne tardez plus. Allez-y foncez et vivez la vie. Réalisez vos rêves. Réalisez les rêves des autres. Aimez. Regardez. Sentez. Jouissez. Mais surtout Observez. Aidez. Soutenez. Soyez à l’écoute des autres. N’oubliez pas les autres car eux aussi vivent la même chose que vous. Se posent les mêmes questions. Souffrent comme vous. Sont heureux comme vous. Vivent avec les mêmes attentes, les mêmes désirs.

Prenez conscience de la chance que vous avez aujourd’hui. Ne traînez pas en chemin. Car vous ne rattraperez jamais tout les moments perdus à vous demander ce que la vie pouvait bien avoir à vous offrir. La vie est un cycle identique pour tous. On naît. On vieillit. On tombe malade et on meurt. Mais entre toutes ces étapes, il y a la vie. Et il n’y a rien de plus beau. Rien de plus important qu’elle.

Que chacun d’entre vous vive enfin sa vie. C’est tout ce que je peux vous souhaiter.