Le cadeau

Regarde cette seconde à chaque fois féconde,
C’est elle qui de ses lances transperce le monde,
Regarde le nuage qui passe,
Dans un instant tu n’y feras plus face.

La vie est tel un cadeau,
Tu ne sais jamais ce qu’il y a dedans,
Elle s’enchaîne au fil des expériences,
Elle n’est jamais celle que l’on pense.

Vois ce chemin caillouteux,
Si tu reviens demain il sera peut-être boueux,
Car pour chaque grain disposé,
Certains se seront envolés.

Tout ce que l’on vit,
Ne représente pas l’éternité,
Tout ce qui fait notre ardoise,
Sera un jour aussi effacé.

La nature renaît à chaque instant,
La graine donnera une fleur,
Elle profitera des rayons du soleil,
Se fanera au moment voulu.

En cherchant à maîtriser sa vie,
On ne fait que s’accrocher au bateau,
En l’empêchant de quitter le port,
C’est comme si on s’acharnait sur le mauvais sort.

Le marin sur son voilier,
Sait qu’à la mer il peut se fier,
Il accepte les vents et les marées,
Il glisse sur les vagues agitées.

Accepte ce que l’instant te donne,
Ne rejète pas ce qu’il te reprends,
Tout à son utilité,
Le savoir c’est déjà l’expérimenter.

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Surplace

Je tourne en rond,
Je suis pris dans un tourbillon,
J’ai envie de grandir,
Mais quelque chose ne fait que me retenir.

Je suis comme un enfant,
Coincé au milieux de tous ces gens,
Je chercher à me lever,
Mais je ne parviens pas à poser le premier pied.

La frustration monte en moi,
Car quequ’un d’autre me dicte sa loi,
Je le laisse depuis trop longtemps parler,
Quand cessera-t-il enfin de vouloir m’enterrer.

Je suis face à la falaise,
Je voudrais que ces voix se taisent,
Pour prendre enfin mon envol,
Pour enfin décoller du sol.

Des ténèbres je vois la lumière,
Du plus profond des océans je distingue la terre,
Mes frères et mes soeurs m’encouragent,
Au fond de moi ce qui me manque c’est la rage.

Le fruit tarde à se détacher,
Sur la branche il semble bien accroché,
Comme si la liberté lui faisait peur,
Et que quelque chose en lui se meurre.

Face à la grandeur de l’immensité,
La crainte de m’élever reste mon adversité,
Réveiller le torrent bouillant,
Me sauver de ce sommeil pesant.

Quand vais-je donc sortir,
De cette carapace qui me fait souffrir,
Quand vais-je prendre ma vie en main,
Et cesser d’y mettre un frein.

Breuvage de l’amour

Si tu cherches ce paradis perdu,
Cette terre inconnu,
Si tu ne regardes pas du bon côté,
Sache que l’on peut te guider.

Si la vie ne t’a jamais fait de cadeau,
Si tu te sens plier comme le roseau,
Repose toi un instant,
Et apprécie juste le moment.

Tu cherches à comprendre,
Ce qui est déjà devant toi,
Ton existence n’a pas de sens,
Car c’est bien ce que tu penses.

Regarde ces vergers,
Il leur a fallu des mois pour pousser,
Pour donner des bons fruits,
Pour enlacer tout ce qui vis.

Et puis le jour où ils se sont donnés,
Où ils se sont ouvert à l’humanité,
Ils ont offert le plus beau des cadeaux,
Celui de se libérer de leur radeau.

Ils coulent désormais dans les gosiers,
Des faibles comme des grossiers,
Ils sont un délicieux nectar,
Pour en boire il n’est jamais trop tard.

Je te parle de la boisson des dieux,
Pas de ceux qui font de leur mieux,
Ce breuvage qui n’a pas d’âge,
Qui ne se donnent pas qu’aux enfants sages.

Et une fois que tu y auras gouté,
Tu voudras toi aussi le partager,
Pour que la boisson de la raison,
Se transforme en liqueur à l’unisson.

Marche vers le bonheur

Crois,
Crois en ta bonne étoile,
C’est elle qui t’accompagne,
Où que tu sois quoique tu fasses.

Aie foi,
Aie foi en toi, en tes possibilités,
Tu es l’artiste de ta vie,
Celui qui peindra la plus belle toile.

Vois,
Vois comme le monde te sourit,
Comme la vie peut être simple,
Si tu décides d’arrêter de te la compliquer.

Accepte,
Accepte d’être ce que tu es,
Celui qui aime, celui qui crée,
Qui génère ce potentiel divin qui émane de toi.

Cherche,
Cherche en toi la petite flamme qui brûle,
Ne regarde plus à l’extérieur,
Le Divin t’a doté du plus beau des appareils.

Imagine,
Imagine la beauté en toute chose,
Cette création qui t’es accessible à chaque instant,
Sers toi de tes rêves pour en faire des réalités.

Danse,
Danse au son des plus belles mélodies,
Redeviens cet enfant qui vit en toi,
Et qui n’attend qu’un signe de ta part.

Aime,
Aime ce que tu es,
Ce que les autres sont,
Vis ta vie comme un conte de fées.

Résurrection

Prendre son envol,
C’est accepter d’être seul,
Affronter sa peur,
Séjourner dans ses profonds ténèbres.

Accéder à la liberté,
Demande une furieuse envie,
Celle de perdre tout attachement,
De vivre comme un nouveau né.

Ouvrir ses ailes,
Tendre vers l’infini absolu,
Ne plus avoir la crainte de tomber,
Se retrouver la peau à nu.

Le sentier a ses fossés,
Les vertes plaine leurs sources arides,
Mais si le soif d’apprendre est présente,
La possibilité de se réaliser n’est plus un rêve.

Grande est la sensation de séparation,
De tout ce qu’on a aimé,
De tout ce qu’on a mal aimé,
De tous ceux qui nous ont mal aimé.

Prendre le recul nécessaire,
Avant de se retrouver,
Cesser de se faire du mal,
Respirer avant de se noyer.

Je ne crains pas la solitude,
Je ne crains pas de mourir,
Car je sais que ce qui m’attend,
S’acquiert avec le temps.

Vivre sans se poser de questions,
Vivre en étant soi-même,
Ne plus culpabiliser,
Etre un avec l’unicité.