Faire tout par amour

Un jour je me suis imaginé faire tout par amour,
Je devenais le prophète d’une vie,
L’amant parfait ne redoutant rien,
Ni les cris, ni les pleurs,
Ne donnant que du bonheur,

Un jour je me suis imaginé faire tout par amour,
Je souriais à tout le monde,
J’embrassais tous les passants,
Je marchais avec des ailes,
Je volais avec mon coeur.

Un jour je me suis imaginé faire tout par amour
Je n’avais plus peur de dire je t’aime,
Je n’avais plus peur de l’homme assis à terre,
Je lui offrais un coquillage,
Ensemble nous écoutions la mer.

Un jour je me suis imaginé faire tout par amour,
La mort n’avait plus d’emprise sur moi,
J’avais une incroyable foi,
Je criais à qui voulait bien l’entendre,
Que tout ce que tu donnes,
On fini un jour par te le rendre.

Un jour je me suis imaginé faire tout par amour,
Quand arrivera-t-il ce jour…

Je ne sais pas…

Q: Comment vas-tu ?
R: Je ne sais pas…

Q: Comment va le monde ?
R: Je ne sais pas…

Q: Qui es-tu ?
R: Je ne sais pas…

Q: Dieu existe-t-il ?
R: Je ne sais pas…

Q: La vie a-t-elle un sens ?
R: Je ne sais pas…

Q: Comment se libérer de l’égo ?
R: Je ne sais pas…

Q: C’est quoi le bonheur ?
R: Je ne sais pas…

Q: L’homme est-il bon ou mauvais ?
R: Je ne sais pas…

Q: Es-tu heureux ?
R: Je ne sais pas…

Q: Veux-tu être heureux ?
R: Je ne sais pas…

Q: Penses-tu que tu vas passer une bonne journée ?
R: Je ne sais pas…

Q: Que sais-tu ?
R: Je ne sais pas… Je ne sais rien…

Tu n’es jamais seul

Tout est bidon dans ce monde. Et chacun se laisse prendre à ce piège. On pense qu’il faut être beau pour trouver grâce auprès des autres. Qu’il faut être cultiver pour tenir une conversation autour d’une table. Qu’il faut être bardé de diplômes pour décrocher un bon emploi. Qu’il faut avoir le dernier portable à la mode pour fanfaronner auprès de nos amis. Que les soldes sont le jour le plus important de l’année. Que nos enfants doivent faire le métier qu’on leur impose. Que seul l’argent peut nous rendre heureux. Que les politiques règleront les problèmes de nos concitoyens. Que pour être en forme il faut faire du sport. Qu’il faut être végétarien et pas carnivore. Qu’il faut travailler toute sa vie pour se sentir vivre. Que c’est autour d’un verre que le monde se refera. Que la vie des autres doit nous intéresser au détriment de la nôtre. Qu’il faut être empathique même avec celui qui vit à 10000 kilomètres de chez nous au risque de culpabiliser. Que si je ne suis pas généreux avec autrui je suis quelqu’un de mauvais. Que la vie a un sens. Que la mort en a un aussi, etc…

Mais encore pire. On pense que nous contrôlons ce monde. Que nous avons droit et de vie sur lui. Que nous avons droit et de vie sur les autres. Que nous droit de vie sur notre corps. Que l’on peut écraser l’autre pour notre satisfaction personnelle. Que le travail c’est la santé. Que le type que nous croisons chaque jour dans le bus nous aime. Que le monde se souciera de nous au moment de notre mort. Que la vie que nous menons est propre à nos décisions. Que les grandes décisions que nous prenons proviennent de notre unique volonté. Que si nous guérissons d’une maladie c’est grâce à la médecine. Que si nous vivons aujourd’hui, c’est grâce à nos parents. Que si nous manifestons contre les guerres, les guerres vont s’arrêter. Que si nous manifestons pour la paix, la paix va s’installer. Que si nous nous prosternons devant des statues, nous allons devenir sage. Que si nous sommes sages, nous allons cesser de souffrir. etc…

Nous ne somme que les marionnettes d’un grand plan. Tout autour de nous, tout en nous est sous contrôle. Rien est l’aissé au hasard. Le monde est dirigé par plus grand. Notre vie est alimenté par une force indescriptible. Mais qui n’émane pas de nous. Qui n’est pas nous. Mais qui est tout. Nous sommes les pinnocchio de ce monde. Nous ne sommes que de simples troncs de bois qu’un jour notre Père à accepter de façonner. Il nous a donné vie mais cette vie ne sera complète que lorsque nous aurons réalisé. Que tout vient de Lui et de personne d’autre. Que tant que nous tenterons de nous affranchir de sa volonté, nous souffrirons. Que tant que nous n’accepterons pas la réalité qu’Il nous offre, nous ne pourrons être heureux. Même la tartine que nous avalons le matin n’est pas la conséquence d’un choix. C’est aussi Lui qui vous l’a suggéré. Et Il suggère tout autour de nous. Il est le parfait canal, le magnifique lien entre Lui et les hommes. Il offre au musicien le don de composer de magnifiques morceaux. Il offre au peintre la possibilité de créer de magnifiques toiles. Il offre à l’ébéniste la faculté de façonner de beaux meubles. Il a, à chacun de nous, offert toutes une série de dons. Mais il offre aussi des guerres piur nous faire prendre conscience que la paix existe. Il agit à chaque instant sans que nous nous en rendions compte jusqu’au jour où on prend conscience que tout ce que l’on essaye d’entreprendre n’abouti pas. On cherche alors des coupables. Les autres. Lui. Mais ce que nous ne comprenons pas, c’est que même nos échecs nous sont offerts par Lui pour nous permettre d’avancer, d’évoluer et de nous reconnecter à la source.

Non, nous ne sommes jamais seuls. Nous sommes remplis de Lui. Et Il patientera, Il nous aimera jusqu’à ce qu’on décide de l’écouter. De vivre en Lui. Au travers de Lui.

Le sens de la vie

Se dire que nous n’avons aucune prise sur les événements est une forme de libération. On ne s’inquiète plus de rien, on vit juste l’instant comme il se présente. Car nous n’avons aucune main mise sur ce qui se passe autour de nous et ce même si nous le pensons. Nous ne pouvons changer le passé ou anticiper l’avenir. Mais nous aimons à tout contrôler. Nous aimons avoir un programme, planifier nos vacances, savoir ce que l’on va manger à Noël. Nous aimons à connaître les dernière actualités, nous émouvoir, crier notre incompréhension comme si cela allait changer quelque chose. Ensuite, nous nous retrouvons autour d’une table, à discuter, à s’emporter parce que l’autre n’est pas d’accord avec notre point de vue. Pendant ce temps, le monde continue de tourner. Des gens naissent et d’autres meurent. Mais de cela on en a pas conscience, on est dans notre monde, celui que l’on s’est créé. On pense que ce monde est LE monde à suivre. Et que l’on ne vienne surtout pas dire le contraire car la personne serait mal reçue. Et puis, tout d’un coup, alors que la tension est à son comble, que l’on est parvenu à asséner une argumentation qui a réussi à faire taire notre détracteur, on commence à ressentir de drôles de douleurs dans le ventre. Tiens, elles n’étaient pas présentes celles-là. On ne comprend pas pourquoi tout d’un coup cela nous arrive. On va consulter le médecin, on passe une batterie d’examens. Et puis, le médecin nous annonce: c’est un cancer. Et là, notre monde s’écroule. En un instant, on s’en fout de la misère dans la monde, du temps qu’il fera demain et de la destination de nos prochaines vacances. On se rend compte que le temps que l’on a perdu en palabres ne sera jamais rattrapé. Et généralement, c’est là que certains ont cette prise de conscience. Ils comprennent qu’il est important de se raccrocher à l’essentiel. A ce moment unique à côté duquel on passe la plupart du temps. En regardant autour de nous, on se rend compte qu’un monde existe et pas nécessairement celui que l’on avait édifié. On découvre des endroits, des personnes, des paysages dont il y a encore quelques jours, on ne soupçonnait pas l’existence. Pour certains, c’est une libération. pour d’autres, une longue chute aux enfers. Alors oui, la pluie ça mouille. Alors oui, avoir raison ça renforce notre confiance. Alors oui lutter pour un idéal ça donne des perspectives. Mais pensez-vous réellement que nous sommes venus sur cette terre pour lutter et faire de la résistance à ce monde, tout cela parce qu’il n’est pas aux normes qu’on lui avait instauré ou que d’autres nous avaient instauré (parent, éducateur, société, religion, etc). Posez-vous seulement cette question: mon temps de passage dans cette vie m’est inconnu. Tout peut s’arrêter en un instant. En prenant le recul nécessaire, je comprends que tout ce que j’ai vécu m’a été bénéfique pour parvenir à cette compréhension qui fait jour à moi. Je ne renie rien de mon passé mais est-ce que je souhaite la même chose pour mon avenir…