Traversée

Déambulant au milieu d’un désert aride,
Les traces de mes pas s’effacent,
Se reflètent sous un soleil pesant,
M’étouffe de leur chaleur suffocante.

Des jours, des années que j’ère,
Que je verse des larmes de souvenirs,
Plus rien ne me console,
Si ce n’est l’éternel présent s’offrant à moi.

Je m’enlise au milieu des dunes,
Qui chaque jour ensevelisse un nouveau voyageur,
Le désarme de sa gourde d’eau divine,
Le plongeant dans un sommeil profond.

Regardant le ciel,
Mes yeux se perdent dans cet espace infini,
Rien ne peut venir me prendre la vie,
Seul les vautours pourront avoir ma dépouille.

Freudonnant des chants d’espérance,
Je me rappelle ces vieilles paroles,
Où l’espoir se mure en désespoir,
Où la force devient mon nouveau pouvoir.

Cherchant cette oasis où me désaltérer,
Des mains au loin m’envoient des signes,
Las de suivre ces incrédules,
Je joins mes mains et entame une nouvelle prière.

La traversée ininterrompue,
L’horizon donne cette impression de permanence,
Au loin des terres verdoyantes,
Sans doute des lendemains plus chatoyant.

Car si le temps paraît si long,
Les rêves se déversent au milieu de mes songes,
Chantant un ultime refrain,
Celui de l’éveil enfin florissant.

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