Le choix

Pourquoi choisir,
Pourquoi ne pas simplement accueillir,
Ce que la vie offre,
Ce qu’elle nous reprend,
Ses épreuves,
Ses bonheurs,
Sans faire de différences,
Mais juste en en ayant conscience,
Que tout est là,
Offert comme un présent,
Un cadeau du Bon Dieu,
Un signe de sa part,
Pour nous dire qu’Il est là,
Qu’Il attend que nous faisions un choix,
Et d’écouter enfin Sa voix,
Et s’Il lui faut patienter,
Même une éternité,
Il demeurera près de nous,
Car Il ne juge pas,
Il nous aime c’est tout.

Une leçon de vie

La mauvaise conscience, c’est celle qui te parle et quand je l’entends, je n’ai pas toujours envie de l’écouter mais elle me parle quand même. Moi je n’ai pas envie de l’écouter. J’écouterai toujours ma bonne conscience. Oscar 5 ans et demi.

Et voilà, tout est dit. Il a déjà tout compris. Oui… sauf qu’il finira pas oublier cela. Normal, il va grandir. Il va se retrouver face au monde. Il va se sentir isolé, incompris, pas à sa place. Normal, on est tous passé par là. Mais combien de personnes aujourd’hui adulte n’ont pas encore compris ce que lui sait déjà à son âge. La bonne et la mauvaise conscience; Le blanc et le noir. Dire oui ou dire non. Aimer ou haïr. Comme il demandait à comprendre, je lui ai donné ma vision. Je lui ai dit que la mauvaise conscience était la bonne qui était déguisé. Et vice versa. Je lui ai expliqué qu’il n’était pas obligé d’écouter sa mauvaise conscience mais que surtout il ne fallait pas la chasser car de toute manière elle serait toujours là mais qu’il n’était pas obliger de faire attention à elle. J’ai ajouté aussi qu’au fil du temps, si tu ne faisais plus attention à ce qu’elle te disait de faire, elle finirait par se lasser mais que jamais elle ne disparaîtrait que simplement elle se ferait moins présente. Egalement, qu’il n’oublie pas qu’elle pourrait encore se manifester, qu’elle pourrait entrer par d’autres porter, se présenter sous une forme différente car elle est très maligne. Il m’a écouté et je pense qu’il a compris. Il en sait plus que certains hommes et femmes. Je pense même qu’il en sait autant que moi.

Et puis, je me suis dit que finalement, la méditation, c’était un peu ça. Observé sa conscience sans la juger mais non plus sans s’y identifier.

L’enfant

Du haut de son nuage,
Il pense à tous ses voyages,
Il se nourrit du vent,
Il ne s’intéresse pas à ce qui l’attend;
Il vit de son sourire,
Il aime tous les voir rire,
Il se nomme enfant,
Jamais il ne souhaite devenir grand.

Il joue avec les mots,
Et tant pis si on le prend pour un sot,
Il se prends les pieds dans le tapis,
C’est s’amuser qui le tient en vie,
Et quand il grandira,
Que des ses joies il s’en souviendra,
Il dessinera un ballon,
Et avec lui se cachera derrière l’horizon.

Car il ne veut pas entrer,
Dans ce monde de noix cassés,
Dans cet univers de marrons chauds,
Qui pour s’enfuir se jettent à l’eau.
Il est l’enfant,
Celui que l’on ne prend pas pour un grand,
Mais de ça il s’en moque,
Et tant pis si ce n’est pas réciproque.

Vide de sens

Ni aimer,
Ni haïr,
Ni désirer,
Ni se refuser,
Pourquoi toujours vouloir être,
Plus que l’on est,
Une manière de se rassurer,
D’être en paix avec sa conscience,
Une manière de fuir une partie de nous,
De ne pas voir l’ombre qui se cache dans la lumière,
Je ne crois pas en l’amour,
Que l’on psalmodie à longueur de journée,
Je ne crois pas en ces faux prophètes,
Qui tiennent un discours arrêté.
Je crois juste en ce que je vois,
En ce qui est présent,
Autour de moi.
Plus on me dira d’aimer,
Moins je le désirerai,
Plus on me dira de hair,
Moins j’aurai envie de le vivre,
Avez-vous tellement peur,
Qu’il vous faille absolument être,
Une esquisse de vous-même,
Un plagiat de la vérité,
Vous voulez être une divinité,
Mais vous ne pouvez déjà être vous même,
Vous voulez vivre au paradis,
Mais vous craignez encore trop l’enfer.
On ne vous demande pas d’être des concepts,
Des belles paroles laissées nues,
Sans consistance,
Sur le papier vierge de votre vie.
Sortez de votre bulle,
Osez la percer,
Et cessez enfin,
De craindre votre reflet.

La spiritualité: une fuite ?

Il y a encore peu, je me faisais fort de faire partie du groupe des êtres spirituels. Bienheureux celui qui venait à moi avec des pensées négatives, directement je le cataloguais dans la catégorie des êtres perdus à jamais. Jusqu’à aujourd’hui où je me rends compte que finalement, je suis aussi perdu qu’eux. C’est certain, je ne me drogue pas, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me perds pas en activités nocturnes, je ne passe pas d’une femme à une autre (j’ai déjà assez de mal avec la mienne lol) et enfin je ne me gave pas de boulot pour espérer penser à autre chose. Par contre, ce que je fais bien, c’est juger, la preuve avec ce que je viens d’écrire. Par contre, si je ne m’adonne pas à ces plaisirs issus de paradis perdus, je suis bel et bien devenu le gargantua de la spiritualité. J’en bouffe matin, midi et soir. Je dis bien bouffer car ici pas question de parler de manger. Je me gave d’écrits, de paroles, d’échanges aussi bien que le fermier gaver son oie avant noel. Bref, si je suis sage d’un point de vue mondain, je me perds d’un point de vue spirituel. Je ne suis finalement pas mieux loti que toutes ces personnes que je juge à longueur de journée. Je suis assis dans le même wagon qu’eux si ce n’est que je ne suis pas sur le même siège. La spiritualité est une drogue si on n’y prend gare. Elle peut très vite mener le sujet vers une certaine forme de dépendance. Achat compulsif de livres, vision de vidéos sur le sujet, pratiques de rituels en tous genres, etc. Et tout comme les autres formes de drogues, s’en suit une coupure de la vie quotidienne. On se réfugie dans un autre monde, on se calfeutre, on se met à l’abris. Pas à l’abris du monde mais à l’abris de soi. Car encore une fois, on ne fait rien que se fuir. On a beau critiquer autrui, on ne fait pas mieux qu’eux. Alors, la spiritualité une fuite ? A mon sens oui. Car se réfugier dans une manière de penser, c’est ne pas accepter sa manière de penser. C’est simplement vouloir prendre celle d’un autre comme exemple. Je me rappelle lorsque j’ai fumé pour la première fois, c’était simplement pour faire comme les autres. Ici, je poursuis dans l’imitation sauf que mes poumons restent clean mais ma tête elle ne cesse de s’assombrir. Tout est à mon sens une question d’équilibre. La vie, ce n’est pas seulement exceller dans un domaine. La vie, c’est faire de son mieux dans tous les domaines sans être avare pour l’un d’entre eux. Pour conclure, je dirais que nous sommes beaucoup sur cette terre à vivre par procuration. Nous vivons au travers des autres et nous en oublions ce que nous sommes. Nous cherchons à être ceci ou cela et nous en oublions d’être. Alors finalement, qu’importe le chemin. Nous sommes ici dans un but bien précis: nous comprendre. Et les autres, ceux que nous jugeons à longueur de journée, ils sont également ici avec le même objectif. Chacun à sa manière. Chacun avec les moyens dont ils disposent.