Promesse éternelle

Aussi loin que vague cette promesse,
D’un jour tous nous rencontrer,
Chacun vole sur son chemin,
Aime cette route qu’il arpente,
S’engage là où il doit être,
Se répend de sa joie et de ses peines,
Erre au milieu des champs de blés,
Se révolte contre l’irrévérencieux,
Se malmène jusqu’à pouvoir aimer,
Rêve d’enfant de cette terre fertile,
Imaginaire puéril de terres enneigés,
Refroidi par la fraîcheur d’un hiver,
Réchauffé par le coeur de l’été,
Virevolte, virevolte,
Etend tes ailes à n’en plus finir,
Rejoins les tiens au milieu des brumes,
Dissipe cette souffrance qui t’enchaîne,
Ne rend pas les armes,
Aime et terrorise la peur,
Rend lui toute l’ombre qu’elle fait planer sur toi,
Espère oh oui espère,
Qu’un jour les hommes s’aimeront,
Qu’ils se réuniront sous un même étendard,
Et s’enlaceront à n’en plus finir.

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Merci la vie !

J’ai envie de faire confiance à la vie,
Car pour l’instant elle ne m’a pas déçu,
Et même si elle l’avait fait,
Pourquoi devrais-je la rejeter,
Alors qu’elle me nourrit chaque jour,
Qu’elle m’a offert un toit pour me reposer,
Qu’elle m’a fait don d’une magnifique famille,
Et surtout,
Qu’elle me permet de vivre tout un lot d’expériences,
Les bonnes comme les mauvaises,
Mais surtout les mauvaises,
Qui finalement n’en sont pas,
Puisqu’elles nous permettent de devenir meilleur,
Ou en tout cas de ne plus commettre les mêmes erreurs,
Pourquoi dès lors ne la respecterais-je pas,
Comme elle elle me respecte,
Sans elle je ne serais rien,
Juste un corps sans âme,
Une âme sans amour,
Oui j’ai envie de lui faire confiance,
Car sans elle je ne ne serais pas ici,
A vous écrire ces quelques mots,
Elle qui m’a soufflé un jour à l’oreille,
De coucher sur papier mes joies et mes tourments,
On cherche un sens à notre existence,
Dans les livres,
Dans les enseignements,
Alors que le sens de tout ça,
N’est rien d’autre que l’existence elle-même,
Alors je dis,
Merci la vie,
Merci du fond du coeu

Ouvrir le coffre

Blessé, par les mots qui vous prennent à la gorge, qui vous empêche de respirer. Eructés, ils s’agrippent à moi, m’ensevelissent six pieds sous terre, m’immobilisent et me transforment en fossile vivant. Impossible de se mouvoir lorsque ces derniers vous touchent, comme un glaive qui s’enfoncerait en plein centre du coeur et qui deviendrait impossible de retirer. Il reste là, indéfiniment et seul un homme bon pourrait l’en dégager. Oter tout cet amas de pierres qui a recouvert cet organe majestueux mais qui a cessé de battre le jour où des hommes et des femmes ont décidé de le cimenter en le recouvrant de toute une série de maux plus terribles les uns que les autres. Comment à nouveau l’ouvrir à la beauté de la vie, le défaire de tous ces liens qui semblent le tenir à jamais. Faire sauter la serrure comme le cadenas d’un coffre fort que l’on ferait dynamiter et qui une fois ouvert présenterait tous les plus beaux joyaux que la vie aurait à nous offrir. Le béton érodé par les temps n’a cessé de se fortifier car les pluies déversées par les larmes n’ont fait que le renforcer sans en atténuer la peine qui elle ne cesse elle de grandir. Où demeure cet archéologue de l’amour qui un jour dégagera ce corps meurtri et qui d’un seul cri annoncera au monde entier: enfin, il re-v

Destinée

Quelle est cette lumière qui m’aveugle. Pourquoi ne puis je pas ouvrir les yeux. Seul, dans cet appartement, je sentais une force m’attirer vers elle mais jamais je n’aurais pensé que celle-ci pouvait être aussi grande. Longtemps, je me suis demandé comment donner un sens à cette vie, comment apporter à cette existence toute la symbolique que j’aurais voulu lui donner. Jusqu’à ce jour, je n’avais pas compris le pourquoi de tout cela. Et maintenant qu’enfin quelque chose était en train de se passer et que je sentais que je me trouvais à quelques minutes d’enfin recevoir les réponses à toutes mes interrogations, la peur m’envahissait. J’étais pris dans cet halo de lumière dont je ne pouvais sortir. Mon corps se raidit et devint de plus en plus chaud. Je transpirais de plus en plus et je n’avais qu’une envie, jeter ce polo qui me collait de plus en plus à la peau. Jeter tous ces vêtements qui m’étouffaient de leur présence. Jamais je ne m’étais senti aussi mal si ce n’est le jour où j’avais échappé à une catastrophe aérienne. Je m’en rappelle, j’avais aussi éprouvé les mêmes sensations mais elles avaient disparu rapidement. Que pouvais-je faire désormais si ce n’est attende et voir ce qui allait se passer. J’ai 36 ans. Je suis marié. J’ai deux enfants et je suis sans emploi. J’ai l’impression que ma vie s’est arrêté il y a a 4 ans. Certains diront qu’elle a commencé ou qu’elle ne s’était jamais finie. Je pense que chacun aurait raison d’affirmer cela mais pour ma part, elle a marqué un coup d’arrêt. Toutes mes certitudes ont été neutralisées en un instant. Tout ce à quoi j’aspirais était devenu pour moi insipide. Jamais je ne pourrais faire comme si je ne savais pas. J’avais mis le pied dans l’engrenage et je sais que j’aurai beau essayé de fuir, rien n’y fera. Je suis lié pour toujours à ce qui doit désormais être ma destiné.

Le comment faire

Il n’y a rien à comprendre !
Non, c’est vrai ?
Si, je te jure.
Et quoi, je fais quoi de mon temps alors,
Tu vis c’est tout,
Mais vivre n’a pas de sens si je ne me pose plus de question,
As-tu déjà essayé ?
Oui, quelque fois.
Et alors, qu’as-tu ressenti ?
Du vide et ça ne durait jamais longtemps.
Et tu n’as pas envie que ça se prolonge ?
Si mais je ne sais pas comme faire.
Le secret
c’est que tu ne dois rien faire,
Comment ça ? Ne rien faire !
Oui juste être.
Mais comment être ?
En ne faisant rien, en étant juste toi.
Et comment être moi ?
en ne faisant rien, en étant juste présent.
Et comment être présent ?
En cessant de poser des questions,
en cessant de te poser des questions,
En vivant,
En t’enivrant,
De la vie,
Du monde,
En ne te refusant rien,
En vivant selon tes aspirations,
en vivant en harmonie,
Et comment faire tout cela ?

Supplique à dieu

Hier j’ai essayé de parler à dieu,
Je me suis senti bête,
C’est comme si je parlais tout seul,
En fait oui j’étais seul,
Comme un fou perdu au milieu de nulle part,
Bien sur personne ne m’a répondu,
Ben si je m’attendais à une réponse,
Mais rien juste le bruit des mouches,
Peut-être que c’était lui,
Dommage que je ne sache pas parler le mouche,
Du coup je me demande,
Où vont toutes ces prières que les gens récitent chaque jour,
Dans un puits sans fond qui sait,
Mais à force il doit être plein,
De toutes ces suppliques,
Jamais exaucées,
Allez montre toi,
Parle moi si tu oses,
Arrête de te cacher,
Je veux bien te payer,
Mais pas en nature,
Allez je me sens seul,
J’ai besoin de parler,
Que quelqu’un m’écoute,
T’es pas drôle,
Tant pis pour toi,
Je me casse !

Peur

J’ai peur de la vie,
Peur de tout ce qu’elle peut me réserver,
Peur d’être emporté par elle,
Peur de me noyer dans son immensité,
Je n’aime pas son petit jeu,
Car je ne contrôle rien,
On est jamais à l’abris,
D’ailleurs je n’ai même pas d’abris,
Où me réfugier,
Où me calfeutrer.
Alors je reste aux aguets,
Je suis le vigile qui attend les envahisseurs.
Se demandant ce qui pourrait lui arriver,
S’il ne va pas se faire massacrer,
Je ne pense même pas à m’en sortir,
Je suis persuadé que je vais périr,
Me retrouver au milieu de tous ces cadavres,
Qui m’enserrent de leurs bras,
Et me tirent vers le désespoir.
Oui j’ai peur de vivre,
Peur d’échouer,
Peur d’être malmené,
Ni dieu ni personne ne peut rien pour moi,
Je n’ai pas cette foi,
De croire que je peux être aidé ici bas,
Alors que puis-je faire,
Si ce n’est compter que sur moi.