Lui et Moi pour ne faire qu’Un

A quoi me sert-il de penser,
Pourquoi toujours ruminer,
Me perdre dans mes illusions,
Susprendre le temps et me demander pardon.

Je le vois s’énorgueillissant,
Se moquant de moi comme d’un enfant,
Bondir en moi de tout son poids,
M’écraser et m’ôter toute joie.

Il est présent,
Tentant de me surprendre,
Il est malin,
Aussi abile qu’une requin.

Il se faufile dans mes entrailles,
Pour essayer de mettre la pagaille,
Il se fait passer pour Dieu,
Alors que pour lui ce n’est qu’un jeu.

Aussi longtemps que je le combattrai,
Aussi fragile je demeurerai,
Si je pouvais vivre à ses côtés,
Lui près de moi sans le juger.

Ne plus chercher à nous séparer,
Faire un contre l’adversité,
L’accueillir dans ma demeure,
Pour que plus jamais en moi se meurre.

Vogue à l’âme

Si le jour défaisait mes nuits,
je ne verrais plus les étoiles qui se posent sur ta peau.
La lune reflète sur le visage de l’amour
Et valse avec les coeurs angéliques posés sur le tapis de fleurs.

Rêve d’un soir ne peut aboutir,
rêve de toujours ne se lasse pas de gémir.
Innocence même de la pureté de la vie,
la vierge se ressource à l’oasis du bonheur et ne craint pas la pudeur.

Le bateau vogue vers son rivage,
la mer se déchaine et se libère de ses tumultes.
L’amour n’est pas compliqué,
C’est le donner à chaque instant qui empêche le poète d’écrire ses vers.

Cellule de l’illusion

Je reprends ma liberté,
Celle qui me ramène à la source de la vérité,
Je regarde aux alentours,
Cette vie qui m’emprisonnait depuis toujours.

Je pointe mon régard vers l’extérieur,
J’ouvre ces yeux jadis encore fermés,
La lumière se présente à moi,
Je sais que je détiens enfin cette foi.

Si la peur est ma plus grande ennemie,
La crainte d’être seul la surpasse en tout,
Livré à cette vie de souffrances,
J’ai trop cherché à vouloir paraître.

Enfin apprendre à être,
Enfin réalisé qui je suis,
M’échapper de cette cage,
De ces barreaux que la vie avait rouillé.

Le chemin est devant moi,
Pourquoi frémir devant tout ce parterre de fleurs,
Pourquoi se raidir devant tant de beauté,
S’ouvrir enfin au monde.

La Flamme de la Liberté

LA FLAMME DE LA LIBERTÉ

J’ai cherché la Liberté

dans les temples et les églises,

Dieu y était captif

dans des cages faites de main d’homme.

J’ai cherché la Liberté

dans la théologie et la philosophie,

La pensée y était gelée.

La Vie y était de glace.

J’ai cherché la Liberté

dans les révolutions de toute espèce,

Les masses y étaient adorées,

L’Homme y était assassiné.

Ainsi ma recherche a échoué.

pourtant, j’ai réussi

J’ai appris à travers mes errements

que tout effort était vain.

J’ai appris par mes échecs

que toute recherche était vaine.

Finalement, je me suis tournée vers l’intérieur

pour me reposer et me détendre.

Et voici que la Flamme de la Liberté

était là, resplendissante,

Elle flambait claire

sur la torche de l’Amour.

Vimala Thakar

Lache

Lache,
Défait toi de cette corde,
que tu ne cesses de serrer,
De peur qu’elle te passe entre les doigts.

Lache,
Tes idées ne sont que ton reflet,
Mais ne sont en aucun cas ceux du monde,
Ne les impose pas.

Lache,
Lorsque tu mourras,
la terre continuera de tourner,
Pendant que tes cendres finiront de se consumer.

Lache,
Ne résiste plus,
Laisse parler cette voix qui te tourmente,
Ne t’accroche pas à elle.

Lache,
Tu ne peux changer ton voisin,
Regarde dans ton propre jardin,
Cultive les fruits de la vie.

Lache,
Et apprécie ce moment,
Sans tourment,
Sans faux semblant.

Lache,
Et reviens à la source,
Désormais applanie de toute souffrance,
Plonges-y tout ton corps.

Lache,
Dénude toi,
Offre ton vrai visage,
Celui de l’homme qui aime.

Lache…

Le trésor

Se réfugier,
Se protéger,
Se préserver,
S’aimer.

Joie du moment,
Etreinte de l’instant,
Se retrouver,
Enfin faire notre connaissance.

Qui suis-je,
Où suis-je,
Quel est ma mission,
Tant de questions.

Simplifier,
Ne plus lutter,
Cesser de résister,
Jouir, vivre.

Tant de temps perdu,
A essayer de comprendre,
De raisonner,
de penser.

Tout est simple,
Tout est là,
Tout est devant nous,
Le secret est dévoilé.

Le trésor tant recherché,
Livre enfin ses joyaux,
Il suffit d’ouvrir le coffre,
Et de se servir.

Chacun le possède,
Chacun en a la clé,
Le nier c’est le refuser,
L’accueillir c’est l’accepter.

Je te l’offre à toi aussi,
Sers toi,
Ne te prive pas,
Il est à toi.

Mais surtout,
Partage-le,
Ne le garde pas pour toi,
Fais-en le don.

Et si certains le refuse,
Ne te formalise pas,
Il y a un temps pour tout.
Tout vient à point.