Bilan

Trop près,
Trop loin,
Toucher au sens,
Toucher à l’existence,

Vibrer comme je danse,
Danser sans se marcher sur les pieds,
Rêver sans se réveiller,
Dormir pour ne plus souffrir.

Comme un animal empaillé,
Qui ne peut plus bouger,
Qui scrute l’horizon,
Le regard vide et hagard.

Où se situe ma liberté,
Quand sortirais-je de cette prison,
Mon coeur est en lambeau,
Je suis placé en coma artificiel.

La peur m’a vissé,
La méfiance met entre nous des distances,
Car là où je voudrais aller,
Je crains de ne pouvoir m’y retrouver.

Des années que cela dure,
Que le manège ne cesse de tourner,
J’ai toujours sur moi un ticket gagnant,
Mais il me faut encore le valider.

Il est loin le temps où je criais victoire,
Mais où ces victoires se transformaient en mouroirs,
En mouroir de l’âme,
En âme défaite et anéantie.

Je me suis battu contre des moulins,
Toutes ces gares,
Où j’ai raté des trains,
Et tout cela en vain.

Je suis l’artisan de ma victoire,
et l’acteur de mes défaites,
Je ne contrôle plus rien,
Et si finalement tout cela ne servait à rien…

A rien…
A rien…
A rien…
A rien…
A rien…
A rien…

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