Simplement

Plus j’essaye d’être parfait,
Moins je le suis,
C’est un paradoxe,
Mais un paradoxe de taille.
La vie semble ainsi faite,
Plus on on se jettre dans une bataille,
Moins on a de chances d’en sortir vainqueur,
Pourtant ces erreurs,
On les commets encore et encore,
Inlassablement,
Comme si on avait pas compris la leçon,
Comme s’il fallait encore que l’on reçoive des gifles,
Mais même la douleur,
Ne nous amène pas à nous poser,
Oui nous sommes des ânes entêtés,
Qui préférons braire,
Que de chanter à un nouveau matin.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas,
Il y a des ces moments insondables,
Dont on en revient pas.
Par exemple nous mettre en tête,
Qu’il faut être heureux,
Mais selon quels critères,
Suivant quelle définition,
La leur,
La sienne,
La vôtre,
S’est-on déjà posé la question,
Ou mon bonheur se situe-t-il,
Non la perfection n’est pas de ce monde,
L’imperfection non plus,
Pourtant c’est ce qu’on essaye de nous faire croire,
Regarde celui-là,
Ecoute ceux-là,
De plus en plus j’en suis convaincu,
Qu’il n’y a rien à faire,
Rien à atteindre,
Rien à devenir,
Rien à trascender,
A quoi bon se fatiguer,
A pleurer sur notre sort,
A pleurer sur leur mort,
A essayer de la changer,
A essayer de LE changer,
Ce monde qui semble nous faire tant de mal,
Pourquoi ne pas simplement l’accepter,
Avec ses imperfections,
Avec ses qualités,
Et pourquoi surtout,
Ne pas faire pareil avec nous même,
Car je te l’annonce,
Tu ne seras jamais parfait,
Car cela ne t’es pas nécessaire,
Et lorsque tu le comprendras,
Qu’il n’y a rien à devenir,
Tu ne chercheras plus cette perfection,
Tu en oublieras même le sens,
Tu as trop voulu croire,
Qu’il te fallait exercer un certain pouvoir,
Sur toi,
Sur moi,
Sur tous ces êtres qui gravitent autour de toi,
Tu t’es dit,
Que si tu ne faisais rien,
A quoi bon être ici alors,
Où se situait le vrai sens de ma présence,
Et bien je te l’annonce,
Le seul sens à ta présence ici bas,
C’est d’être tout simplement,
Et c’est de laisser le monde être également,
Et le plus beau dans tout ça,
C’est qu’il n’y a rien à faire,
Absolument rien,
Et toutes les fois où de nouveaux tu tomberas,
Car tu tomberas encore,
C’est parce que tu auras de nouveau essayé,
de te l’approprier,
Le monde,
Ton corps,
Ta vie,
Leur vie.
Alors tu te relèveras,
Et tu y retourneras,
Et tous cela dans la joie,
Et dans la foi,
Parce que tu auras compris,
Que la vie peut être simple,
Si on se donne la peine,
De l’apprécier,
A sa juste valeur,
Sans vouloir interférer,
Sans vouloir contrôler,
en rendant les armes,
En cessant toute résistance,
En te laissant simplement être,
Et en permettant aux autres,
d’être aussi.

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