Ouvrir le coffre

Blessé, par les mots qui vous prennent à la gorge, qui vous empêche de respirer. Eructés, ils s’agrippent à moi, m’ensevelissent six pieds sous terre, m’immobilisent et me transforment en fossile vivant. Impossible de se mouvoir lorsque ces derniers vous touchent, comme un glaive qui s’enfoncerait en plein centre du coeur et qui deviendrait impossible de retirer. Il reste là, indéfiniment et seul un homme bon pourrait l’en dégager. Oter tout cet amas de pierres qui a recouvert cet organe majestueux mais qui a cessé de battre le jour où des hommes et des femmes ont décidé de le cimenter en le recouvrant de toute une série de maux plus terribles les uns que les autres. Comment à nouveau l’ouvrir à la beauté de la vie, le défaire de tous ces liens qui semblent le tenir à jamais. Faire sauter la serrure comme le cadenas d’un coffre fort que l’on ferait dynamiter et qui une fois ouvert présenterait tous les plus beaux joyaux que la vie aurait à nous offrir. Le béton érodé par les temps n’a cessé de se fortifier car les pluies déversées par les larmes n’ont fait que le renforcer sans en atténuer la peine qui elle ne cesse elle de grandir. Où demeure cet archéologue de l’amour qui un jour dégagera ce corps meurtri et qui d’un seul cri annoncera au monde entier: enfin, il re-v

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