Pourquoi ?

Je n’ai plus la force de me battre, de grimper le montagnes, de crier ma rage et mon désespoir. Je crains les chemins que j’emprunte car ils me conduisent tous vers des sentier dont la plupart sont sans issus. Pourquoi vivre, pourquoi notre présence ici bas semble-t-elle tellement indispensable. Je ne suis pas ce magicien qui réussi ses tours, je suis la raison de mon malheur, la naïveté de ce monde dans lequel je me perds et que je ne comprends plus. L’ardoise de ma vie semble inerte tant les craies ne se sont plus exprimées depuis bien longtemps. Les couleurs ont disparues, tout me semble terne, gris, nuageux. Je ne vois que les nuages au-dessus de ma tête. Le corps qui abrite ce douloureux amas de chair et de sang s’épuises et ne se reconstitue plus. Le temps passe inexorablement et là où je pensais trouver un peu de lumière, seule l’ombre veut bien me tenir compagnie. Je suis cet ermite qui arpente les chemins de la vie, qui erre sans conviction ni raison, qui cherche une porte de sortie mais qui ne fait finalement que tourner en rond. J’ai passé trop de temps à rêver. rêver à une vie meilleure où le bonheur aurait vraiment sa place. Rêver à des lendemains lumineux où les chandelles brilleraient de mille feux. Rêver en l’accomplissement suprême d’un être au corps décharné. Je me suis perdu à croire que je pouvais changer tout cela, que j’avais en mains mon propre destin et j’ai oublié que quelque part là où le silence a fait sa demeure, vit un magistère, un souverain qui entre ses mains tient notre vie à tous. J’ai lutté contre lui pensant que je prendrais un jour le dessus, je lui ai opposer de la résistance, je me suis armé de tous les armes que j’avais à ma disposition. Plus je lui résistais, plus sa force se décuplait et plus je chavirais encore toujours dans les tréfonds de mon coeur. Je me sens désormais comme un pion que l’on déplace à sa guise sur un plateau d’échecs. Je suis toutes les pièces à la fois mais ni ma volonté, ni ma rage feront en sorte que je puisse me mouvoir seul sans difficulté. Le fil qui me relie à cette force venue d’un autre temps ne peut se détacher. Je lui appartiens et je ne peux m’en libérer. En le fuyant, je suis voué à errer telle une âme perdue refusant de mourir…

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