Quitter le désert

Loin de déserts arides qui ont hanté mon chemin, loin des zones marécageuses dans lesquelles je pensais m’enliser, j’ai compris que je n’étais pas victime d’un grand complot pour faire de ma vie un enfer mais que quelqu’un aussi haut soit-il souhaitait simplement que je me réveille de ce sommeil dans lequel je suis plongé depuis une éternité. les masques qui jadis hornaient mon visage tombent peu à peu non loin de mes genoux écorchés par les brûlures de la vie. J’ai cherché longuement des coupables à qui m’en prendre. Je me suis posé en victime de cette vie qui me voulait tant de mal. Je maudissais les situations désastreuses que pouvaient vivre d’autres personnes et je m’en voulais de ne pouvoir être cette épaule sur laquelle elles pouvaient pleurer. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, le faisant souffrir et cherchant parfois même à le détruire. Je suis allé au bout de mes émotions en culpabilisant mon propre être de ne pas être à la hauteur de mes espérances. J’ai craché mon venin tel un serpent cherchant une proie pour déverser le fiel qui coulait en lui. J’ai haï du plus profond de mon âme tous ces artisans de bonheur qui voulaient me tendre les bras.

Mais j’ai compris…

Que la vie n’est pas une épreuve en soi mais qu’elle est tout simplement. Qu’autrui n’est pas responsable de mes maux mais juste le reflet d’un passé que je souhaite désormais révolu. Que la terre m’accueille dans sa plus grande bonté, que je me dois de l’aimer, de la chérir et de la respecter. Que mon voisin n’est pas mon ennemi mais juste un rayon de soleil supplémentaire présent pour éclairer le monde. J’ai compris que chacun d’entre nous cherchions le bonheur à sa manière et que juger ce qu’autrui accomplissait n’était qu’acte vain et inutile. Nous sommes tous des corps d’énergies divines qui aspirons à la lumière pure de l’amour infini. Nous sommes en marche et notre route est certes parsemée d’embûches mais au avec au bout la récompense tant attendue. Il n’est pas stérile de vivre ces moments où on a l’impression de perdre pied. Il n’est pas cruel de souffrir car cette souffrance a toujours sa signification. La nature nous a doté d’émotions, jouissons-en. Usons de nos yeux pour admirer les merveilles de notre monde. Isons de nos oreilles pour écouter le bruit du torrent. Usons de notre nez pour sentir l’odeur des fleurs. Usons de notre langue pour goûter la saveur des mets. Usons de nos mains et de nos bras pour embrasser notre prochain. Enfin, laissons cette petite voix nous guider. Il suffit de l’écouter. Elle n’est pas là pour nous usurper. Elle est notre coeur, elle est ce souffle qui coule en chacun de nous. Celui de l’Amour universelle qui ne demande qu’à s’exprimer.

Nous avons le choix. Nous avons ce libre arbitre qui nous a été conféré. Celui de demeurer dans ce monde obscure et noir où tout nous semble gris et terne. Ou celui de migrer vers cette oasis de lumière et d’Amour où chaquue seconde qui passe est une seconde mise à profit pour (S’)aimer.

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